Alger - Revue de Presse

H’lal alihoum, H’ram Alina



Balayer devant sa porte, d’abord Un immeuble d’Alger a pris feu. L’incendie s’est dé-claré au premier étage et s’est propagé aux autres en s’attaquant à la colonne montante. Le propos n’est pas de faire le récit d’un «fait divers» qui est plutôt dramatique pour les locataires, mais de méditer sur les propos tenus par un responsable, chargé de donner son avis sur les causes probables du sinistre. Sans se prononcer franchement sur l’aspect technique (conformité des installations) sur lequel il a été prié d’intervenir, il essaiera de charger l’entreprise qui a fait sous-traiter les travaux, reprochant aux Algériens leur manie d’occuper tous les espaces, ce qui empêche de faire, systématiquement, les contrôles. Sur ce point précis, notre responsable a raison et les habitants des immeubles ont, en effet, la manie d’utiliser les armoires pour y mettre toute sorte de bricoles. Des échelles, des restes de ciment, des bidons de peinture et un tas d’autres articles qui sont de nature à gêner la sécurité et servent à alimenter le plus petit des sinistres qui se déclare. Le fait est que l’entreprise chargée de faire les contrôles n’a, sans doute, jamais esté en justice les fautifs. Mieux, elle s’est toujours accommodée de cet état de fait, «comprenant» leur situation et celle des personnes qui vivent dans des bâtiments. Une délicatesse qui a amené une partie des locataires à s’accaparer les niches, en posant des cadenas.Aucun des agents, qui ont le courage de s’attaquer à des immeubles de plusieurs étages sans ascenseurs, n’a pourtant dénoncé par écrit cette infraction à la sécurité collective. Bien au contraire. A chaque fois qu’une catastrophe survient, les responsables tentent, d’abord, de trouver la faille chez les autres pour parader et leur jeter la pierre, en déballant toute la réglementation. Celle qui est en leur faveur, naturellement. Car ils ne diront jamais que leur service a failli, que leurs agents ne se présentent pas pour effectuer des relevés de compteurs, agissant au pif, ce qui génère des encombrements aux guichets quand les clients viennent réclamer. Que les responsables de cette entreprise, ou ceux de tout autre, aient la décence de contrôler les sous-traitants qu’ils emploient eux-mêmes et dont ils ne vérifient ni la conformité ni n’établissent de constat d’achèvement ou de réception des travaux. Les exemples sont légion. Et si d’avis, il leur arrivait d’ouvrir les registres de doléances, ils constateraient l’étendue des dégâts. Pour l’heure, des citoyens sont dans la rue. Qu’ils agissent vite et limitent les responsabilités. Beaucoup parmi les responsables, qui pointent un doigt accusateur, risquent de se retrouver en prison.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)