Clash au MDS
La rupture au MDS est bel et bien consommée. Le Conseil national qui s’est tenu, jeudi dernier, à Alger a définitivement consacré la scission qui planait, depuis un certain temps déjà, sur le mouvement. Force est de constater que le Mouvement Démocratique et Social n’échappe donc pas, lui non plus, à la reconfiguration du champ politique algérien empêtré, depuis quelque temps, dans un marasme sans précédent. Désormais, lorsque l’on évoque le MDS, il faudra, à chaque fois, préciser s’il s’agit de l’aile Ali Hocine ou celle de Ahmed Meliani, les deux secrétaires généraux qui se disputent actuellement le poste de feu Hachemi Chérif. A défaut de la tenue d’un congrès unificateur, cette situation va, semble-t-il, s’inscrire dans la durée. Cette dernière session du Conseil national sera donc à marquer d’une pierre blanche puisque le MDS, à l’instar de plusieurs autres formations, a démontré qu’il n’était pas à l’abri des dissensions qui continuent à miner le paysage politique national. Dans une résolution parvenue à notre rédaction d’Alger, il est clairement indiqué l’urgence pour le MDS de se redéployer afin de défendre l’idée d’une nouvelle constitution qui dépasserait définitivement l’Etat hybride.
«Une constitution qui doit répondre à l’exigence d’une double rupture avec l’islamisme et le système rentier», est-il noté. Contacté, le secrétaire général de la fédération de Annaba, Mohamed Boukhari, un des chefs de file de la tendance fidèle à Ali Hocine a déploré le fait que les six membres du bureau national, à leur tête Ahmed Meliani, refusent toute tentative d’unification des rangs. «Ils ne veulent pas s’en remettre à un congrès démocratique et utilisent actuellement les moyens et le prestige du mouvement pour essayer de se forger une base sur mesure», a-t-il dénoncé.
Pour sa part, Ahmed Meliani a nié la tenue même du Conseil national de jeudi dernier qu’il ne reconnaît pas. Et pourtant, la plupart des participants à ce Conseil national, du reste, très houleux ont appelé, jeudi, toutes les forces politiques qui se sont rassemblées, il n’y a pas si longtemps, dans la résistance au terrorisme islamiste, à élever le niveau de concertation et à tenir au plus tôt des états généraux. Affaire à suivre.
Mohamed-Chérif Lachichi
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com