Le front du «Oui» se met en place
Ce week-end a été l’occasion pour la classe politique et même syndicale de débattre sur ce qui sera, sans doute, le feuilleton de l’été, à savoir la révision de la Constitution. Ainsi, l’UGTA «adhère» à la décision du président de revoir la Constitution. C’est ce que révèle un communiqué de son secrétariat national signé par le secrétaire général de l’UGTA, M. Abdelmadjid Sidi Saïd. «L’UGTA adhère à la décision du président de la République quant à la révision de la Constitution et l’assure de la mobilisation des travailleuses et des travailleurs pour traduire dans les faits l’ensemble des actions engagées pour renforcer et moderniser l’Etat algérien», souligne le secrétariat national dans une déclaration rendue publique. Il faut dire que la décision du chef de l’Etat de revoir à la hausse les salaires de la Fonction publique, est pour beaucoup dans cette position tranchée de la Centrale syndicale, elle qui nous a habitués à beaucoup de prudence et de suspens.
Dans ce communiqué, on peut lire également que «la décision du président de la République ne fera que renforcer davantage les droits et les libertés fondamentales du citoyen et du travailleur», en guise d’argumentation. De son côté, le secrétaire général du mouvement Ennahda, M. Fateh Rebaï, a affirmé, jeudi à Mila, que la révision de la constitution par voie référendaire «doit renforcer les libertés politiques, syndicales et d’information».
S’exprimant devant des militants de ce mouvement, M. Rebaï a souligné que «la constitution n’est pas un texte sacré» en ajoutant que «celle de 1996 était le résultat d’une crise profonde». Le SG du mouvement Ennahda a également appelé à «un large débat national ouvert à la classe politique, la société civile et au citoyen de manière générale».
Pour le président du Front national algérien (FNA), M. Moussa Touati, il faut laisser le soin au peuple algérien de décider de la nature du régime devant gouverner le pays.
La surprise est venue du parti des Travailleurs, de Louisa Hanoune qui affiche, d’emblée un «oui, mais...». En effet, la secrétaire générale du PT a déclaré que son parti «préfère attendre la teneur des amendements proposés avant de se prononcer», précisant que cette «initiative qui revient au chef de l’Etat, sera soutenue par le PT pour peu que la souveraineté populaire y soit consacrée».
Evoquant les textes d’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, Mme Hanoune a dénoncé ce qu’elle a qualifié de «dépassements» dans leur mise en œuvre, «par certaines parties au sein de l’administration», et appelé à ce que les auteurs de tels comportements, soient «sanctionnés».
Par ailleurs, Mme Hanoune s’est félicitée de la déclaration du Président Abdelaziz Bouteflika, dans son discours du 25 juin dernier, devant les walis, sur la nécessité pour l’Algérie de garantir aux générations futures «leurs parts de la richesse nationale que sont les hydrocarbures».
A noter, que les partis de l’Alliance, particulièrement, le FLN et le RND, ont d’ores et déjà, adopté l’idée de la révision et se proposent même d’en faire le relais auprès de la société.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com