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EN MEETING à ALGER



EN MEETING à ALGER
Lors de son dernier meeting à Alger, tenu hier à la salle omnisports Harcha-Hassène, le président du RCD Mohcine Belabbas a plaidé pour la privatisation des résidences de Club-des-Pins et Moretti, dans la banlieue ouest de la capitale, où sont logés les commis de l'Etat.Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Devant près d'un millier de militants venus de toutes parts assister au dernier meeting algérois au programme de cette campagne électorale pour les législatives du 4 mai prochain – il sera aujourd'hui à Tlemcen et demain à Sétif –, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, a défendu le bilan des précédentes participations du parti et discouru sur son programme électoral. «Nous sommes le seul parti qui a un programme qui propose des solutions réalistes et concrètes.Le reste des partis, tout le reste, chantent des slogans», s'est-il enorgueilli. Et, tout en rappelant que le RCD a boycotté la toute dernière législature, il a souligné les hauts faits d'armes des députés du parti qui ont marqué leur passage auparavant. «Aucun parti n'a présenté de bilan lors de cette campagne électorale. Savez-vous pourquoi ' Parce qu'il se réduit au vote des lois de finances décrétant l'austérité», a-t-il asséné. Et d'ajouter : «Nous avions 19 députés lors de la législature 2007-2012 mais, on dirait qu'ils étaient 400 ! Savez-vous pourquoi ' Parce que la voix de notre parti est retentissante ! Elle est retentissante parce que nos députés réfléchissent et n'hésitent pas à clamer haut et fort leurs conviction et ne lésinent pas sur l'effort quand il s'agit de défendre les intérêts du peuple et des classes défavorisées.»Dans ce contexte, Mohcine Belabbas a énuméré quelques positions prises à l'époque par le RCD au sein de l'Assemblée populaire nationale : «Ce sont nos députés qui ont imposé le débat sur les lois de règlement budgétaire à l'Assemblée. Parce que nous ne pouvons pas discuter un budget sans savoir en quoi le précédent budget a été dépensé et comment il a été dépensé. Et nous avons voté contre toutes les lois de finances malgré l'embellie financière de l'époque parce qu'elles n'avaient pas des objectifs clairs.Au RCD, nous concevons une loi de finances comme un instrument qui doit réaliser les objectifs d'un projet de société consensuel et non pas un dispositif qui enrichit les riches et appauvrit les pauvres.»Il a souligné le vote contre l'amendement constitutionnel qui a fait sauter le verrou de la limitation des mandats : «A l'époque, nous avons revendiqué que cet amendement passe par un référendum puisqu'il met l'équilibre des pouvoirs en péril. Nous avons voté contre, et l'Histoire nous a donné raison. Puisque c'est cet amendement qui a balisé le terrain à un homme malade pour régner à vie.Nous subissons d'ailleurs les conséquences fâcheuses de son règne.» Et de revendiquer le statut de lanceur d'alerte du RCD : «Nos députés étaient les premiers à dénoncer les dérives de la prédation et alerter l'opinion sur les scandales de corruption : Khalifa, l'autoroute Est-Ouest, Sonatrach, etc.» En effet, c'est ainsi que Mohcine Belabbas a expliqué le bien-fondé de la participation de son parti pour ces législatives : «L'opportunité et l'urgence de donner un nouveau départ à l'Algérie.» «Nous participons pour contrer le pessimisme et le désespoir semés par les partis de la fraude et de la corruption et de contrecarrer leur dessein qui se servent de la démobilisation», a-t-il dit. Et pour imprimer un cachet local à ce dernier meeting dans la capitale, il a puisé dans les solutions proposées par son parti à une sortie de crise : «Nous avons un programme cohérent avec des mesures concrètes.Nous l'avons élaboré il y a trois ans et nous en communiquons régulièrement. Il est disponible en trois langues : arabe, français et amazighe. Il est la solution à l'austérité que nous impose le gouvernement. Parce que l'austérité n'est pas une solution, mais bel et bien le problème.Et au lieu de couper le budget des ministères en rapport avec le quotidien du citoyen, le gouvernement devrait plutôt réduire son train de vie. Les résidences de Club-des-Pins et de Moretti coûtent 50 milliards de DA annuels.En le privatisant, il peut économiser cette somme et gagner de l'argent en dynamisant le tourisme dans la capitale.Et il peut économiser autant en privatisant les résidences inoccupées dans les différentes wilayas et dynamiser le tourisme partout, sans avoir à dépenser aucun sou.»
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