
Sans le nommer, Ould-Abbès répond à son prédécesseur à la tête du FLN, l'invitant, lui et ses pairs qui «spéculent» sur les listes du parti aux prochaines élections législatives, à les aider par le «silence».Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - «Le peuple est content de toutes les listes du parti à l'échelle nationale et la victoire est inéluctable car elle viendra au soir du 4 mai prochain. Et à ce moment-là , bien de convoitises ne manqueront pas de se manifester», affirmait, hier vendredi, le secrétaire général de l'ex-parti unique dans un meeting électoral à la coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf d'Alger.Des convoitises de la part de ceux qui, selon Ould-Abbès, avaient fait montre de «réticences et de réserves» à l'entame de l'opération de confection des listes électorales il y a de cela près de quatre mois.Invitant l'assistance à avoir confiance en les candidats du parti, il a exhorté ceux qui doutent de la victoire au soir du 4 mai à aider la direction du vieux front par leur silence, affirmant que «si la victoire a beaucoup de pères, la défaite est, elle, orpheline».Ces précisions sentent comme une réponse indirecte à Ammar Saâdani qui, près de 8 mois après son départ de la tête du FLN, a refait surface ce week-end. Cela via une missive à l'adresse de la base militante du parti dans laquelle il avoue que «certaines de ces listes ne sont pas à la hauteur des attentes de chacun, qu'elles n'ont pas satisfait tout le monde ; qu'elles souffrent parfois d'incohérence ; qu'elles peuvent avoir par inadvertance omis ou mal classé nombre de nos militants parmi les plus méritants». Ceci même si Saâdani a tenu à relativiser ses critiques estimant que «le choix des candidats n'a jamais été pour le parti chose aisée».N'en démordant toujours pas à propos de l'amalgame qu'il entretient sciemment entre l'Etat et le FLN, le secrétaire général de l'ex-parti unique persiste et signe : «C'est le FLN qui a décidé du déclenchement de la guerre de Libération nationale, qui a structuré la Révolution, qui a organisé les divers soulèvements, le CNRA et le Congrès de la Soummam, la grève de la capitale, les événements du 11 Décembre 1960». Et de brandir, comme argument, le document portant les accords d'Evian ayant convenu du cessez-le-feu et de l'organisation du référendum d'autodétermination.Un document qui, a-t-il déclaré, a été paraphé dans sa page 93, par, du côté français, des représentants de son gouvernement et du côté algérien, par le FLN». Et à Ould-Abbès d'ajouter, à l'occasion un autre grain de sel : «C'est un militant d'un petit village de Kabylie qui a paraphé ce document au nom du FLN» qui, selon lui, s'est ainsi vu «céder le pouvoir».Ceci avant de s'adresser à l'assistance venue d'Alger mais aussi de nombre de wilayas du centre comme Boumerdès, Blida, Médéa, Chlef, Aà'n-Defla et Bouira : «Ayez la tête haute, soyez fiers d'être du FLN, soyez des irgazen (hommes)», promettant le «passage du flambeau aux bonnes mains parmi les jeunes générations à deux conditions : l'unité territoriale du pays et l'unité de son peuple algérien».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com