Les souscriptions en espèces à l'emprunt national pour la croissance économique sont sans limitation de montant et les souscripteurs ont le choix entre des souscriptions nominatives ou anonymes. Les compagnies d'assurances intégreront le réseau de collecte des épargnes dès la semaine prochaine, qui verra également l'émission de titres à 10 000 DA et à 1 million de DA.Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Dans une conférence de presse tenue hier au siège du ministère des Finances, le ministre Abderrahmane Benkhalfa a indiqué que les souscriptions en espèces dans le cadre de l'emprunt national pour la croissance économique, peuvent se faire sans limitation de montant et que la présence du souscripteur n'est pas requise. Les souscripteurs, a ajouté Benkhalfa, ont le choix entre des souscriptions nominatives ou anonymes d'autant que ces titres peuvent être donnés comme garantie d'un crédit bancaire. Ces éclaircissements, a-t-il expliqué, s'imposaient trois semaines après le lancement de cet emprunt. «Ce sont des réponses à des questions que beaucoup d'épargnants se sont posées à travers le réseau de souscription, composé des agences bancaires, des trésoreries de wilaya, des recettes d'Algérie Poste et, dès la semaine prochaine, les compagnies d'assurance», a-t-il déclaré.Ainsi, le ministre des Finances a annoncé que les titres de l'emprunt national pour la croissance économique, émis jusque-là en des coupures de 50 000 DA pour une maturité de trois et cinq ans, seront proposés à partir de la semaine prochaine suivant deux autres formules, à savoir 10 000 DA pour les petits épargnants et 1 million de DA pour les gros épargnants. Le ministre, qui a rassuré les épargnants sur la cessibilité de leurs titres à tout moment, a révélé que l'Etat a émis environ huit millions de titres, sans préciser le montant de l'emprunt ni le nombre de coupures émis pour chacune des formules indiquées.Les capacités d'endettement du pays sont énormesPrésent aux côtés de Benkhalfa, le ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé du Budget et de la prospective, Hadji Baba Ammi, a souligné que les capacités d'endettement du pays sont énormes.Et d'étayer son propos par des chiffres : «La dette interne représente 8,5% du PIB, la dette externe 0,3% du PIB et le déficit budgétaire 3% du PIB. La dette n'est pas une tare quand elle est maîtrisée. D'autant qu'elle est largement soutenable en Algérie.» Baba Ammi, qui a estimé qu'il n'y a pas lieu de craindre au sujet de la situation budgétaire de l'Etat, a soutenu qu'aucun pays au monde ne peut financer son développement uniquement sur le budget de l'Etat.Quant à la situation budgétaire de l'Etat lors des deux premiers mois de l'année 2016, Baba Ammi a estimé que le rythme des dépenses observé en 2015 se poursuit et correspond aux recettes. «Nous essayons d'opérer un atterrissage en douceur, sans choc pour l'économie. On ne peut arrêter les dépenses de manière brutale. Donc, on ne peut arrêter les projets en cours. Cela pourrait provoquer la faillite de milliers d'entreprises. Mais nous allons geler certaines nouvelles opérations», a-t-il dit.Abondant dans le sens de son collaborateur, Abderrahmane Benkhalfa a précisé que les recettes de l'Etat couvrent le budget de fonctionnement à hauteur de 120%. «L'argent puisé dans le Fonds de régulation des recettes (FRR) va au budget de l'équipement et l'emprunt que l'Etat vient de lancer va financer ses investissements économiques», a-t-il conclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L H
Source : www.lesoirdalgerie.com