Alger - A la une

Défaillance dans la gestion financière et la réglementation des changes



Invité de la radio, le président de l'Association des exportateurs algériens (Anexal), Ali Bey Nasri, blâme l'immobilisme de la réglementation des changes inhibant l'exportation. De fil en aiguille, c'est finalement le déficit de la balance commerciale qui menace de se creuser davantage.Naouel Boukir - Alger (Le Soir) - Absence d'externalisation des banques algériennes, maintien du statu quo sur la réglementation des changes, et des finances de façon plus large, sont l'ensemble des facteurs qui mettent l'exportateur algérien dans une situation de méfiance et d'incertitude, a révélé l'interlocuteur. Le constat est plus désastreux encore sachant que ce scepticisme bloque même les exportateurs potentiels désirant s'investir et faire connaître leurs produits à l'international. Revoir cette législation est définitivement «une urgence», soutient le président de l'Anexal, afin de mettre ces opérateurs économiques en confiance en leur offrant un environnement «plus attractif». Or, ils sont, aujourd'hui, considérés comme des «suspects de fraudes en puissance», ils sont «oppressés» dès le premier abord. Puisque, faut-il le rappeler, l'acte d'exportation coûte non seulement plus cher que celui lié à l'importation, mais on a fait en sorte qu'il rencontre «plus de barrières», bureaucratiques ou autre. Et s'il existe bien une liste de tous ces obstacles, la réglementation des changes actuelle sera, assurément, «la plus handicapante» ; car dissuadant et les entreprises algériennes et les opérateurs économiques à l'exportation.D'ailleurs, l'impact concret de cette législation malveillante est fortement ressenti sur le terrain. En effet, Ali Bey a dévoilé des statistiques qui ne sont que révélatrices de la gravité de la situation. La tendance des exportations, au premier trimestre de 2016, est visiblement «négative». Soit un écroulement de l'ordre de 51% comparativement à la même période de 2015. Parlant de la chute des exportations et de l'effondrement des recettes pétrolières, on invoque nécessairement le déficit qu'en subit la balance commerciale.Un chiffre qui donne le tournis : 21 milliards de dollars de déficit, au lieu des 13 milliards actuels, est la prévision faite par le président de l'Anexal si cette tendance baissière des facteurs continue.Comme tout le reste des experts et économistes, Ali Bey pointe du doigt des «solutions conjoncturelles». Et c'est un appel d'urgence à la mise en place d'une stratégie globale munie d'une vision à long terme, qu'il a lancé encore une fois.Chose plus que fondamentale pour déterminer l'ensemble des actions politico-économiques, qu'il faudrait expressément entreprendre, afin de remonter cette pente et d'éviter un scénario catastrophique imminent.


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