Recul du FLN, avancée remarquable du FNA
Le Front de libération nationale, le parti de Belkhadem, a remporté la majorité des sièges aux APC et aux APW, ce qui démontre sa suprématie sur la vie politique du pays.
Selon les résultats rendus pu-blics hier par le ministre de l’Intérieur, le FLN a obtenu la majorité absolue dans 161 Assemblées populaires communales (APC) dans les 1.541 communes que compte le pays. Le RND arrive en seconde position, selon les résultats encore partiels, en obtenant la majorité dans 107 communes, suivi du MSP avec 16 communes et du FNA et des Indépendants avec 15 communes chacun. Le FFS et le RCD ont obtenu, quant à eux, la majorité absolue dans 12 communes chacun. Les résultats démontrent en tout cas une nouvelle carte politique locale, avec le recul du parti FLN aux APC et aux APW ainsi que le FFS et la progression du FNA et du RND, comparativement aux élections locales de 2002. Le FNA, qui n’avait en 2002 que 532 sièges, dispose aujourd’hui du triple, avec 1.578 sièges APC. Le MSP a amélioré son score en raflant 1.495 sièges dans les communes.
S’agissant des assemblées populaires de wilaya (APW), le FLN a également reculé par rapport aux résultats du scrutin de 2002. Le vieux parti, qui avait 798 sièges aux APW, n’a réussi à en obtenir que 630 et le FFS, qui disposait de 83 sièges, en a eu 54. L’autre remarque à faire est l’ascension fulgurante du FNA qui passe de 12 sièges en 2002 à 277 sièges aux APW, devançant de loin le Mouvement El-Islah qui a connu une chute libre, passant de 374 sièges à seulement... 20 sièges. Le RND, quant à lui, a bien amélioré son score en glanant 93 nouveaux sièges. Ce parti, qui avait 336 sièges, en a obtenu 429. Au total, l’ensemble des sièges à pourvoir aux APW, s’élevant à 1.960, sont partagés entre dix partis politiques et des alliances de partis.
Le FLN a obtenu 4.201 sièges APC, le RND 3.426 sièges, le FNA 1.578 sièges, devançant le MSP, le troisième parti de l’Alliance présidentielle. Ce dernier a obtenu 1.495 sièges communaux. Le parti de Louisa Hanoun, qui a boycotté les dernières élections de 2002, a remporté lui aussi un nombre important de sièges, 958; le RCD, 658 sièges; suivi du FFS avec 566 sièges, la liste des Indépendants avec 542 sièges, Ennahda avec 219 sièges, El-Islah avec 207 sièges, Ahd-54 avec 45 sièges, l’alliance de deux partis -Zerhouni n’a pas précisé lesquels- a obtenu 27 sièges, l’ANR de Rédha Malek 24 sièges, le Mouvement de l’Entente Nationale (MEN) a obtenu 11 sièges, le Mouvement National de l’Espoir 10 sièges et le PST 9 sièges. Commentant le taux de participation, le ministre de l’Intérieur a salué tout d’abord les efforts consentis par l’administration pour assurer l’encadrement du vote mais aussi les partis politiques qui ont mené une campagne pour convaincre les citoyens à aller voter. «Le taux de participation signifie que les Algériens font confiance au processus électoral et cette importante participation s’explique aussi par le niveau des listes des candidats», dira le ministre. A titre d’exemple, soulignera Zerhouni, 35% des élus APC ont un niveau universitaire et 72% ont moins de 50 ans. «Il y a un rajeunissement des listes», se réjouit Yazid Zerhouni qui a également parlé des mauvaises conditions climatiques. «Malgré le climat, les Algériens sont allés voter, surtout en raison de l’engagement des partis politiques». Il s’est également félicité des conditions de sécurité dans lesquelles s’est déroulé le scrutin. «Aucun attentat n’est signalé parce que, justement, il y a eu l’engagement de tous les services de sécurité que nous saluons», a dit le ministre. Concernant les mairies en ballottage, c’est traditionnellement les plus âgés des élus qui prennent les rênes. Toutefois, cette fois-ci, il semblerait que l’on va déroger à la règle. «Ce n’est pas la meilleure manière car elle va poser un problème plus tard», dira le ministre qui a, par la même occasion, annoncé que son département a engagé la réflexion sur le financement de l’action politique des partis. «Nous avons besoin d’une loi qui ordonne le financement des partis et de leurs activités», a-t-il dit. Pour la montée en flèche du FNA, le parti de Moussa Touati, le ministre considère que c’est en partie à cause des crises qu’ont connues les partis traditionnels. «Le FNA a eu, selon lui, l’intelligence de profiter de la situation pour émerger.»
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com