Les prédateurs ont visité El Bahia. Ce qui s'est passé à Oran la semaine dernière est quelque chose d'absolument inadmissible. Ahurissant ! Beaucoup par les effets sociaux d'une fronde sociale mal exprimée que par les causes invoquées çà et là pour justifier l'injustifiable. Le vol, la rapine et les destructions ne sont pas l'apanage des Algériens en général. La ville d'Oran a vécu l'enfer. Le football, ce mal par qui le scandale arrive dans les temps modernes actuels, peut-il être, maintenant que les choses sont rentrées dans l'ordre, désigné comme le fauteur de trouble ? Assurément non, car les ingrédients de cet éclatement subit et violent de la colère de jeunes supporters dopés au football ne saurait en aucune manière justifier les graves débordements que la ville a connus, que les paisibles citoyens, comme vous et moi, avions endurés. Que dire alors des propriétaires de magasins purement et simplement dévalisés. Les images vidéo qui passent en boucle sur un site Web sur le pillage, la mise à sac d'un magasin d'articles de sport, ainsi que les affrontements entre les policiers et les jeunes ne peuvent également être classifiés et catalogués dans le registre des émeutes, car il y a une grande différence entre une manifestation de protestation contre la rétrogradation d'un club et les actes de vandalisme qui s'y sont greffés ensuite, achevant de conférer à l'événement les contours inquiétants d'une crise sociale dont les ramifications, sinon les causes réelles, sont à rechercher dans d'autres sphères que celle du football. Car il est évident que la «casse» a été diantrement bien organisée. Le propos, entre nous, n'est pas de vouloir chercher «l'aiguille dans la botte de foin», mais de dire que les responsabilités de ce qui s'est passé sont partagées. A commencer par les éducateurs sportifs qui auraient dû intervenir au début et pendant les événements pour calmer les esprits, gérer sereinement la situation. Et, pourquoi s'acharner, même aujourd'hui, à tenter de gagner un match quand c'est tout le championnat national qui est à revoir. Les questionnements, tel un leitmotiv, reviennent: d'où est venu ce comportement de casseur, de destructeur ? Et, maintenant que la colère s'est apaisée, on se rend compte que El Bahia a perdu encore un peu plus de son prestige, qu'elle a servi des desseins inavoués et qu'elle continue à subir des prédations inutiles, mais barbares. Jusqu'à quand ?
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali Babès
Source : www.lequotidien-oran.com