Les participants à la première journée du Comité interprofessionnel des céréales (CIC) ont insisté sur le nécessaire soutien à l'ensemble des intervenants de cette filière.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - La question stratégique de la sécurité alimentaire a longuement été débattue, hier, lors de la première journée du Comité interprofessionnel des céréales. Un enjeu auquel doivent être associés l'ensemble des acteurs de cette importante filière. Dans son intervention, le ministre de l'Agriculture est revenu sur les mécanismes de soutien mis en œuvre depuis août 2008 au profit des fellahs. Rachid Benaïssa a également annoncé de nouvelles mesures, notamment en faveur des propriétaires de moissonneuses-batteuses. «Le parc de moissonneuses-batteuses a atteint actuellement les quarante ans d'âge. Cette situation cause des pertes importantes lors des campagnes de moisson-battage. Nous proposons donc aux propriétaires de reprendre les anciennes machines pour la somme de trois millions de dinars. En contrepartie, ils se verront remettre une moissonneuse- batteuse neuve d'une valeur de dix millions de dinars. La différence sera prise en charge par l'Etat», a souligné le ministre de l'Agriculture et du Développement rural. Pour sa part, Noureddine Kehal, directeur général de l'Office algérien interprofessionnel des céréales, a indiqué que l'Algérie n'importerait pas de blé dur ni d'orge jusqu'à la fin de l'année 2012. Une décision qui intervient en prévision de la campagne de moisson-battage qualifiée d'exceptionnelle. En effet, le premier responsable de l'OAIC a indiqué que la récolte de céréales devrait avoisiner les 58 millions de quintaux, contre 45 millions de quintaux au terme de la campagne précédente. Intervenant à son tour, le P-dg du groupe privé Cevital est revenu sur la tournée qu'il a entreprise dans plusieurs pays africains. Issad Rebrab a expliqué avoir été reçu par les plus hautes autorités en Côte-d'Ivoire, au Kenya et au Soudan et que ces dernières se sont engagées à lui fournir d'importantes facilités, notamment des superficies agricoles de plusieurs dizaines de milliers d'hectares, en contrepartie d'investissement dans les secteurs agricole et agroalimentaire. Issad Rebrab a estimé tout aussi intéressant d'investir dans le Sud algérien à condition que les autorités mettent en place un cadre adéquat.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : T H
Source : www.lesoirdalgerie.com