Avec 5% de parts du marché national, les femmes restent très en retard par rapport à leurs voisines maghrébines et méditerranéennes de la rive nord. Un défi que veulent relever les femmes chefs d'entreprises réunies hier et jusqu'à demain à l'Hôtel Hilton à Alger.
Organisée par l'association Seve, avec la participation de représentantes du monde des affaires de plusieurs pays du pourtour méditerranéen, dont l'Espagne, Monaco, la Croatie, Liban, Tunisie, Grèce, Egypte, Portugal, cette quatrième édition après celle tenue à Barcelone en 2011 a vu la présence de grosses pointures du monde économique notamment l'Association des fédérations et associations de femmes de la Méditerranée (AFAEMME), l'Association des Chambres de commerce de la Méditerranée (l'ASCAM) et l'Association catalane des femmes entrepreneurs. Du côté des pouvoirs publics, c'est la ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine, Mme Nouara Saâdia Djaâfar, qui a inauguré la rencontre en insistant sur le fait qu'après «la politique, les femmes devront s'impliquer davantage dans l'économie et être des acteurs influents dans le monde des affaires». Dans son allocution d'ouverture, Mme Samira Hadj Djilani, présidente de Seve, a déclaré que «la tenue du IVe Forum méditerranéen des femmes entrepreneurs en cette année coïncide avec le 50e anniversaire de l'indépendance. Cet heureux hasard me permet de souligner que notre rôle dans la promotion de l'économie nationale s'inscrit en droite ligne dans l'héritage du sacrifice des femmes moudjahidate qui nous ont ouvert la voie de l'émancipation ». En poursuivant que «les PME qui sont au nombre de 650 000 avec 99,9% du secteur privé sont un cadre privilégié pour les femmes chefs d'entreprises. Les pouvoirs publics ont mis en place des mécanismes de financement (Ansej, Cnac, Fgar et Fonds d'investissement de wilaya)». En ajoutant que «nous adressant à nos hôtes, nous les invitons à regarder de près les opportunités d'investissement qui sont offertes aux entrepreneurs étrangers et cela sans aucune discrimination. Bien plus, l'Algérie est liée par l'accord d'association avec l'UE depuis 2005 offrant aux partenaires européens des facilités commerciales et douanières. De manière plus générale, les investissements étrangers bénéficient de procédures d'encouragement des investissements, des facilitations foncières et enfin l'accès aux financements locaux. Nous souhaitons que les femmes chefs d'entreprises présentes repartent avec des idées de projets à concrétiser en Algérie avec leurs partenaires algériennes ».Le DG de la PME Ammouri Brahiti a lors de son intervention indiqué que «l'Algérie mise beaucoup sur les femmes pour relever le défi de la relance économique», il a en outre fait savoir à la presse que «54 projets portés par de jeunes promoteurs ont été retenus lors du 1er forum dédié à l'économie verte qui s'est déroulé à Oran», en indiquant que «l'expérience sera renouvelée dans d'autres villes» et que «Ghardaïa sera la prochaine étape». Mme Maârouf, la représentante de l'Andi, a fait savoir que «l'Algérie est le seul pays qui finance les projets d'investissements en accordant des crédits bancaires vu la crise économique qui frappe de plein fouet l'Europe, en soulignant que notre pays n'a pas besoin d'argent mais de transfert de technologie et de savoir-faire ». Mme Helena De Felipe, présidente de l'AFAEMME, s'est félicitée de la tenue du forum en misant sur «les projets de partenariat qui seront conclus à cette occasion». Quant à Mme Hassiba Mokraoui, DG de l'Aniref, elle a fait un exposé exhaustif sur l'entité qu'elle représente et sur les facilitations accordées aux investisseurs en matière d'acquisition et de cession du foncier.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fatma Haouari
Source : www.lesoirdalgerie.com