Plus de 40% des infrastructures situées à Alger, Oran et Constantine
Le nord du pays -c’est là une réalité qui dure depuis l’indépendance-, particulièrement les 3 principales wilayas du pays, restent les destinations privilégiées des nouveaux bacheliers car recelant le plus d’infrastructures universitaires.
Selon une étude de prospective effectuée par le CREAD au profit du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dans le cadre de l’élaboration du schéma des infrastructures universitaires et de recherche 2025, «le développement universitaire tel que mené actuellement conduit inéluctablement vers plus de concentration des étudiants et de l’encadrement dans les trois pôles universitaires à savoir Alger, Oran et Constantine.» C’est M. Farfara, le directeur du CREAD, qui a présenté l’étude, hier, lors d’une réunion en présence du ministre du secteur, M. Harraoubia, et de celui de l’Aménagement du territoire, M. Chérif Rahmani. «Il est nécessaire d’opérer certains changements dans ce développement pour arriver à un équilibre régional. Notre prospection nous fait croire que plus de 40% des étudiants et des enseignants seront concentrés dans les trois grands pôles. Et même si nous suggérons la poursuite des efforts dans ces grandes métropoles, nous pensons qu’il est nécessaire d’aller vers des régions de l’intérieur du pays» a encore suggéré M. Farfara. Cette suggestion découle du fait que «le développement universitaire conduit au développement économique d’une région et facilite l’implantation des PME. C’est d’ailleurs l’une des conclusions de cette étude. Par ailleurs, l’étude, dans ses projections, parle de 1,5 million d’étudiants dans les 15 ans à venir. Ce qui constitue un facteur de développement industriel, puisque les villes à forte concentration d’étudiants enregistrent une forte concentration des entreprises car «le volume des activités industrielles se distribue de la même manière que celui des étudiants», a insisté l’étude. D’autre part, le CREAD met l’accent sur la mise à niveau des formations dans le cadre du système LMD et la création d’un observatoire national du système de l’enseignement supérieur. Pour sa part, M. Chérif Rahmani a mis l’accent, dans son intervention, sur l’importance de ce schéma qui entre dans le cadre du schéma global qui touche également tous les autres secteurs. Selon lui, «le schéma national est fin prêt, il sera présenté prochainement en Conseil des ministres avant d’atterrir à l’APN lors de la session d’automne. Il s’agit pour nous de mettre en exergue l’importance de chaque région. C’est-à-dire la meilleure méthode de rendre le territoire attractif pour l’investissement et pour fixer les populations. Il s’agit également de mieux partager les ressources pour un meilleur développement», a encore précisé M. Chérif Rahmani.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com