Alger - Revue de Presse

Conférence de presse du FFS



«Non au carnaval référendaire» Le Front des Forces Socialistes (FFS) n’a pas souhaité réagir à propos de la prochaine révision de la Constitution prévue avant la fin de l’année, se permettant de dire que «la position du FFS est connue» avant d’ajouter que cette question est un «non-événement», lors d’une rencontre avec la presse, tenue hier au siège du parti. Cette rencontre, qui devait s’articuler autour de la rencontre avec le PS français, s’est finalement focalisée sur deux points, à savoir la demande d’adhésion du FLN à l’Internationale socialiste et la révision de la constitution. Selon le porte-parole du FFS, Karim Tabou, qui a animé la conférence à la place du SG, Laskri, la révision de la constitution «tient à rendre interminable le mandat du président. Toutes ces révisions sont destinées à fermer les espaces démocratiques. Concernant la demande d’adhésion du FLN à l’IS, Karim Tabou a expliqué que cette question n’a pas été abordée avec le premier secrétaire du PS, François Hollande, pour la bonne raison, dit-il, «que chaque parti est libre de demander son adhésion à cette structure. Le FFS n’est ni un parti homogénéiste ni exclusiviste». Il tiendra, néanmoins, à avertir qu’une adhésion à cette structure exige qu’on respecte un certain nombre de principes, une sorte de charte de l’éthique que le FLN actuel ne semble pas respecter. Il révélera que déjà le FLN, à l’époque de Ali Benflis, avait introduit en 2003 une demande dans ce sens avant que celui-ci ne soit débarqué de ce parti. Le chargé de l’information du parti de Ait Ahmed n’a pas laissé passer l’occasion pour répondre à Belkhadem. Ce dernier avait, rappelle-t-on, déclaré que le FLN ne veut pas déloger le FFS de l’IS. «Certains croient déloger le FFS de l’IS comme ils l’ont fait à la tête du FLN». Soumis à de fortes pressions de la part des journalistes, le conférencier a fini par lâcher «le FLN d’aujourd’hui ne possède pas le mêmes valeurs démocratiques». Ensuite, il ajoutera que son parti «ne partage rien avec le FLN». Il se reconnaît néanmoins dans le FLN historique qui, dit-il, a milité pour un «Etat démocratique et social» à l’inverse de celui de Belkhadem qui «a trahi cet objectif». Ce parti a cessé d’être, selon Karim Tabou, «un parti politique puisqu’il est devenu un instrument entre les mains des différents clans qui l’utilisent au gré des circonstances». A la question relative au traité de paix et d’amitié que la France et l’Algérie ont l’intention de signer, le porte-parole du FFS a affirmé avec force que son parti «se démarque de cette surenchère politique qui s’apparente à une connivence d’ici et d’Outre-mer qui arrange les affaires des uns et des autres. Que cela cesse d’être le registre de surenchère à l’occasion d’échéances politiques et électorales», dira-t-il. Il militera plutôt pour que cette question soit réservée uniquement «aux historiens et aux témoins de cette tragédie». Que fera le FFS lors de la campagne électorale pour le référendum de la constitution? A cette question, posée par la Voix de l’Oranie, le conférencier indiquera que son parti ne cautionnera pas ce «carnaval référendaire tenu sans débat» pour la simple et unique raison que «les vraies questions sont ailleurs». Pour la campagne électorale sur le référendum, le FFS compte engager, selon Karim Tabou, des «actions communes» avec les acteurs de la société civile. Enfin, le porte-parole du FFS s’est dit «surpris et étonné» qu’on ressort cette affaire en justice et aussi du fait que le tribunal de Sidi M’hamed ne veuille pas pousser son action en justice contre le leader du FFS, Hocine Ait Ahmed, qui a tenu des propos contre l’armée nationale lors d’une rencontre de l’Internationale socialiste à Sao Paulo au Brésil en décembre 2003, l’accusant d’être derrière les massacres de civils pendant la tragédie noire.
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