Alger - Revue de Presse

Cécilia Sarkozy à la rescousse de l'Elysée



Très disrète et en retrait de l'activité officielle de son épouxdepuis son élection à la présidence de la République française, Cécilia Sarkozys'est soudainement projetée dans l'actualité diplomatique internationale en serendant en Libye où, après avoir été reçue à deux reprises par le leader de laDjamahiria, elle a rendu successivement visite aux infirmières bulgaresdétenues dans ce pays et aux enfants contaminés par le Sida.L'initiative de la première dame de France a bien entendueu l'aval de l'Elysée qui a d'ailleurs délégué à ses côtés, son plus hautfonctionnaire le secrétaire général Claude Guéant.La question que l'on se pose en France est de savoirquelles sont les raisons qui ont poussé Sarkozy à mettre à contribution sonépouse, sur cette épineuse affaire des «infirmières bugares» et pas l'appareildiplomatique français que dirige le transfuge socialiste Bernard Kouchner.Pour nous, il semble que le président français ayant acquisla certitude que les pressions internationales exercées sur le «Zaim libyen»étant en passe d'aboutir à la libération des «infirmières bugares», il chercheà faire en attribuer le mérite à l'intervention de la France sans que «cesuccès» ne soit pour autant mis au compte de son ministre des Affairesétrangères. Pour «court-circuiter» ce dernier, Sarkozy a très certainement mis enavant le peu de sympathie que Mouammar El Kadhafi professerait à l'égard del'ex-»French docteur» dont les positions sur la plupart des dossiersinternationaux sont aux antipodes des siennes. L'avantage de la démarche deCécilia Sarkozy auprès du leader de la Djamahiria est qu'elle se revêt d'unedimension humaine et atténue ainsi la pression politique internationale dontcelui-ci fait l'objet. Selon le secrétairegénéral de l'Elysée Claude Guéant, il «y aurait un raisonnable espoir pour lalibération rapide des infirmières bulgares et du médecin palestinien» détenus àBenghazi suite à l'affaire des enfants libyens contaminés par le Sida. Le hautconseil des affaires juridiques de la Djamahiria devait se prononcer dans cesens en effet ce lundi.Malgré la reconfirmation de la peine de mort contre lesdétenus par la cour suprême du pays.Il n'est pas impossible que Kadhafi ait choisi de faire le«cadeau» de la libération des «infirmières bulgares» à Paris plutôt qu'à toutautre capitale occidentale ou autre, s'étant également impliquée dans lacampagne internationale en faveur de ces détenues, par calcul, celui que leprésident Sarkozy se montre à l'avenir moins réservé sur sa personne et sonpays alors qu'il a lancé les premiers jalons de son projet d'union de laMéditerranée.Khadafi a sans nul doute été contrarié que le présidentfrançais a fait sa visite de promotion au Maghreb de ce projet sans inclureTripoli dans son périple. C'est fort possible que ce soit Abderrahmane Chalglemson envoyé spécial qu'il a dépêché à Alger et Tunis à la veille de la visite deSarkozy qui aurait contribué au «montage» du déplacement surprise de CéciliaZarkozy en Djamahiria. L'heureux dénouement appelé à suivre la démarche decelle-ci ouvrirait alors la voie au réchauffement des relationsfranco-libyennes, et à la réactivation des contacts entre Tripoli et Paris danstous les domaines.L'imprévisible «Zaim» libyen et le vibrionnant Présidentfrançais ont pas mal de «points en commun» les dossiers qui fâchent entre leursétats, une fois ouverts et pramatiquement gérés les deux pourront devenir de«grands amis» et se traiter en tant que tels dans l'arène internationale.
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