Alger - Revue de Presse

Avocats, notaires, bijoutiers et bien d’autres...



157 déclarations de soupçons de blanchiment d’argent Le phénomène du blanchiment d’argent en Algérie prend des proportions inquiétantes. Et pour preuve, 157 déclarations de soupçons de blanchiment émanant des banques se retrouvent au niveau de la cellule de lutte contre ce phénomène et font l’objet actuellement d’enquêtes intensives. Cette information est révélée par le directeur de cet organisme, Abdelmadjid Amghar. Intervenant, hier, à la radio, le même responsable a indiqué que l’Algérie trouve du mal à lutter contre ce phénomène. Il accuse certains assujettis de ne pas jouer le jeu de la clarté. Il cite les «notaires, les avocats, les bijoutiers et même les agences immobilières» qui font dans de fausses déclarations. Ainsi, des sommes faramineuses vont dans le circuit informel dont l’évaluation ne s’est toujours pas faite. Il y a quelque temps, M. Djaadi, membre de la cellule, évaluait la valeur du blanchiment à 500 milliards de dollars annuellement. Un chiffre qui reste à confirmer toutefois. Selon lui, «le secteur de l’immobilier comme d’autre d’ailleurs, est décrié, et à juste titre». Il faut savoir que des enquêtes seront menées et concerneront ce secteur qui reste toujours incontrôlable. La cellule de traitement du renseignement financier (CTRF) est, en tout cas, à mener l’enquête, mais le risque est de découvrir que des sommes importantes sont dirigées au financement du terrorisme. Et du coup, ce sont les organismes publics et les banques qui ont été interpellés pour informer régulièrement cette cellule des cas suspects constatés lors de l’exercice de leurs activités. A ce jour, deux enquêtes ont été transmises à la justice. Il faut savoir que l’Algérie s’est déjà dotée d’une réglementation obligeant les opérateurs et les ménages à déclarer l’origine des sommes dépassant un certain seuil. Depuis la mise en place de la réglementation concernant la lutte contre ce phénomène, les autorités rencontrent des difficultés dans l’application de la loi relative à la lutte contre le blanchiment d’argent en raison de la masse monétaire non comptabilisée dans les institutions bancaires et financières. Et pour remédier à la situation, une nouvelle législation portant lutte contre le blanchiment sera promulguée. Elle remplacera et renforcera la première adoptée en 2005. Il s’agit du texte obligeant les opérateurs à passer par le circuit bancaire. «Nous sommes en train de préparer un décret qui va remplacer celui de 2005 qui apporte plus de clarté à nos opérateurs, pour les sensibiliser sur la lutte contre le blanchiment et les informer sur ce qu’ils encourent s’ils ne passent pas par le circuit. Ce nouveau décret prévoit essentiellement de faciliter l’ouverture de comptes bancaires pour les opérateurs et même les ménages. Aussi, des facilitations dans le règlement des chèques sont prévues. En tout cas, dans cette nouvelle législation, les règles ne sont pas les mêmes pour tous. Les opérateurs ne seront pas soumis aux mêmes obligations que les ménages. L’obligation de déclaration peut aller de 200.000 à 600.000 DA. Tahar A.O.
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