Alger - Revue de Presse

Après l’été et la rentrée scolaire



Les Algériens se préparent à un Ramadan difficile Cette année, la rentrée scolaire aura lieu à la veille du Ramadan, ce qui préoccupe déjà les familles algériennes, du fait des dépenses combinées des fournitures scolaires et des provisions du mois sacré... Le début de l’automne, période traditionnelle où les chérubins rentrent à l’école, précèdera de très peu le Ramadan. Et alors que certains s’en réjouissent, nombreux sont ceux qui s’inquiètent des conséquences financières de deux événements qui surviennent cette année à peu près à la même période. «Un coup d’œil aux achats ces jours-ci vous donnent une idée de la perturbation substantielle des portefeuilles des ménages. Dans leur couffin, vous trouverez des fournitures scolaires aux côtés de denrées culinaires et de fruits en vue des réunions de familles pendant le Ramadan. Soixante pour cent du revenu des salariés sont partagés entre le loyer et la nourriture, le restant étant réparti entre les dépenses relatives à l’éducation, à la santé, à l’habillement et aux transports», déclare un agent de distribution dans l’un des plus grands magasins de la banlieue d’Alger.C’est que les parents abordent une période délicate de la consommation, où le souci premier sera de ne pas tomber dans le piège de l’endettement après les vacances. L’été a grignoté toutes leurs économies, ou une part significative, pour subvenir à la rentrée à l’école ou à l’université et aux dépenses nécessaires, en particulier pour les familles comptant des étudiants à l’université. Les familles préparent généralement tôt le ramadan, en se pressant dans les magasins vendant des assaisonnements et des épices. «Je m’y suis prise un peu tard. Je devais préparer la réserve d’épices de la famille, pour l’année entière, dès le début de l’été. Mais l’approche de la saison des festivités et du jeûne nous a considérablement perturbés, nous a fait faire des dépenses et nous a obligés à nous en priver», dit une cliente du marché de fruits et légumes de Bachdjarrah. Certains restaurants ont même, d’ores et déjà, modifié leurs menus pour le ramadan, se transformant en fournisseurs de desserts traditionnels. Les arnaques aux prix et à l’hygiène sont également un gros problème durant le ramadan. Justement, le ministère du Commerce a récemment tenu une série de réunions sur le sujet, encore une fois sans la présence de la moindre association de défense des consommateurs. Pour venir en aide aux nécessiteux, la commission nationale de préparation de l’opération «solidarité Ramadan 2006» a été officiellement installée la semaine écoulée à Alger par le ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, M. Djamel Ould Abbès. Celui-ci a indiqué, lors de la cérémonie d’installation qui s’est déroulée au siège de son département ministériel, que «cette année, le lancement de la préparation de l’opération s’est fait suffisamment à l’avance dans le but de bien prendre en charge les franges démunies de la société au cours du mois sacré». Par ailleurs, le ministre a annoncé la mise en place de commissions régionales chargées de préparer l’opération au niveau de chaque wilaya du pays, ajoutant que la nouveauté pour cette année réside dans «la décentralisation» de l’achat et de la distribution des denrées alimentaires destinées aux restaurants de la rahma et aux couffins du Ramadan, pour «éviter tout détournement ou spéculation». Reconduite pour la 6ème année consécutive, l’opération solidarité Ramadan nécessite, selon M. Ould Abbès, «le concours des institutions de l’Etat», à savoir le ministère, les Assemblées populaires de wilayas (APW) et les Assemblées populaires communales (APC), mais aussi celui «du citoyen connu pour sa générosité et sa solidarité». «Les dons des bienfaiteurs sont passés de 5 milliards de centimes durant le Ramadan de l’année 2000 à 66 milliards de centimes en 2005", a-t-il rappelé. Le ministre a insisté sur la préservation de «la dignité» des familles bénéficiaires de l’opération de solidarité, en leur évitant «les longues chaînes» pour l’octroi du couffin de Ramadan. Concernant la rentrée scolaire, Ould Abbès a indiqué que son département a opté, dans le cadre de la prise en charge des élèves issus de familles nécessiteuses, pour l’acquisition d’articles scolaires et effets vestimentaires de fabrication nationale en raison, notamment, de «leur bonne qualité».   R. Amarni
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