Alger - Revue de Presse

Ouyahia et la Réconciliation nationale



«Nous sommes avec toute décision du Président» L’ex-chef de gouvernement Ahmed Ouyahia consacre sa première sortie publique, en priorité, à l’actualité politique et la réconciliation nationale... Devant les quelques mili-tants de Tipaza venus l’écouter à la salle de cinéma de la wilaya, le premier responsable du parti se dira persuadé que la paix a gagné en Algérie et que le bilan des six mois d’application de la charte est positif. «Si de tous les temps, nous étions dans le camp de ceux qui luttent contre le terrorisme, nous sommes également pour la promotion de la paix», dira Ouyahia, dénonçant «les attentats terroristes perpétrés contre les services de sécurité et les citoyens». «Nous n’utilisons pas le sang des Algériens à des fins politiciennes», a-t-il encore lancé.«La réconciliation nationale, c’est le peuple qui l’a choisie par référendum. Nous avons ainsi réglé les dossiers des disparus et des victimes de la tragédie, même si l’on signale quelques blocages qui se règlent au fur à mesure», soulignera M. Ouyahia pour qui «l’amélioration de la situation est palpable», comme le constate le citoyen dans sa vie quotidienne. «Pour ce qui est de l’éventualité d’une prorogation du délai d’application du texte de la Charte de réconciliation nationale, nous disons que cela se fera après un bilan des institutions de l’Etat et la décision finale revient évidemment au président de la République», soulignera le patron du RND en faisant remarquer que «l’Algérie a besoin de paix et toute perte humaine est une perte pour toute l’Algérie». Il se demandera, par ailleurs, si l’Algérie doit fermer ses portes devant «les terroristes qui reviendront à la raison en septembre, en octobre ou en 2007». Il précisera à ce propos que «toute reddition est un acquis pour notre pays, une vie épargnée». Pour le secrétaire général du parti, qui a de prime abord tenu à dénoncer le terrorisme, la réconciliation n’est nullement synonyme d’oubli des sacrifices quotidiens des Algériens. «Le RND est contre le retour de ceux qui ont été derrière la crise», dira le chef du parti en faisant allusion aux ex-responsables du parti dissous. Quant à la question de la révision de la Constitution, le chef de file du RND a rappelé la position du parti qui soutient cette décision, «pour, dira-t-il, consolider les institutions de l’Etat». Ouyahia a indiqué à ce sujet que «le RND attend le projet du chef de l’Etat», en tenant à rassurer tout le monde. «Le RND ne veut rien accaparer ni ne cherche à devenir hégémonique; nous avons des convictions, des principes et nous sommes pour la démocratie, dans le cadre de l’esprit de Novembre», dira-t-il en faisant un crochet sur les rendez-vous électoraux à venir. «Le RND s’y prépare et son conseil national se réunira en septembre», fera savoir Ouyahia qui évitera toutefois de souffler mot sur la mini-crise qui secoue son parti depuis quelques jours. Tahar A.O.
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