Alger - Revue de Presse

Algérie - Tunisie Quelle part pour le privé ?



Les travaux de la 16ème session de la Grande commission mixte decoopération algéro-tunisienne ont été clôturés, hier à Alger, sur fond desatisfaction partagée quant au niveau qu'ont atteint les relations entre lesdeux pays, avec, toutefois, le sentiment que tout n'est pas encore fait. Al'issue d'une audience qui lui a été accordée, hier, par le président de laRépublique, Abdelaziz Bouteflika, le Premier ministre tunisien MohamedGhannouchi a déclaré à la presse que les relations algéro-tunisiennes «necessent de se consolider et de s'approfondir et se caractérisent désormais parla globalité», a indiqué l'APS. Le Premier ministre tunisien, qui a présidéavec son homologue algérien Abdelaziz Belkhadem les travaux de la 16ème sessionde la Grande commission de coopération algéro-tunisienne, a indiqué avoirprésenté au président Bouteflika un exposé sur ces travaux, ainsi qu'un «bilan»des relations algéro-tunisiennes. Il a ajouté avoir passé en revue avec le chefde l'Etat «la situation dans le Maghreb arabe et la nécessité d'oeuvrer aurenforcement des relations entre les pays de cette région».A l'ouverture de la 16e session, samedi en fin d'après-midi, le chef dugouvernement Abdelaziz Belkhadem avait appelé à la nécessité de donner «unenouvelle impulsion» aux relations de coopération entre l'Algérie et la Tunisie.Le Premier ministre algérien avait indiqué en outre que «le contexte régionalet international, les relations avec l'Union européenne et méditerranéenne et l'adhésionà l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sont autant de facteurs qui nousincitent à davantage de concertation et de coopération avec l'autre partie, auprofit des deux peuples».Le chef du gouvernement évoquera, ensuite, point par point, les questionsà l'ordre du jour de cette 16ème session et qui font l'objet des 9 accords decoopération et programmes de travail, qui ont été signés à l'issue des travaux.Ainsi, concernant les investisseurs privés, Belkhadem a souligné l'importancede «rattraper, dans les plus brefs délais, le retard accusé dans le domaine»,tout en appelant à «investir avec force les différents domaines de lacoopération en accordant les facilités nécessaires au secteur privé». Une foissa mission facilitée, le secteur privé n'aura qu'à «faire connaître sesproduits et à contribuer à promouvoir les échanges qui, en dépit de leurcroissance annuelle et de leur caractère prioritaire aux yeux des responsablesdes deux pays, ne reflètent pas encore l'importance des opportunités offertes»,a-t-il ajouté en substance.A ce propos, le chef du gouvernement a mis l'accent sur l'importance de«redoubler d'efforts afin de parvenir à l'élaboration d'un nouveau cadre légalqui soit de nature à donner une forte impulsion aux relations bilatérales».S'agissant du secteur de l'énergie, Belkhadem a évoqué les projets communsd'exploration du pétrole et de l'électrification des régions frontalières, enestimant que ce secteur ne donne pas la pleine mesure de son développement,avant d'appeler à la nécessité de lever les entraves de la coopération dans ledomaine. Au volet des infrastructures, il a évoqué les projets de l'autoroutemaghrébine et de celui du développement des chemins de fer, avant de prédire unnouvel essor pour le secteur avec la réalisation des infrastructureséconomiques communes entre les deux pays.Le chef du gouvernement a, par ailleurs, appelé à lever certainsobstacles qui se dressent sur la voie de la coopération dans les domaines del'enseignement supérieur, de la recherche et de l'agriculture au Sahara. Il aestimé que la «partie tunisienne partagera les vues et les positions del'Algérie quant à l'édification et la dynamisation de l'Union du Maghreb arabe(UMA), à l'ère des blocs et des regroupements économiques, et ce au service dela région et de ses peuples». De son côté, le Premier ministre tunisien MohamedGhannouchi a estimé que cette 16ème session constitue l'occasion propice pourhisser le niveau des relations bilatérales. Il s'est également dit satisfait du«climat de sérénité et d'amitié» qui caractérise les relations bilatérales.Toutefois, il a estimé que le niveau de la coopération culturelle «restefaible», appelant, à ce titre, «à oeuvrer ensemble pour annihiler toutes lesentraves et relancer les relations dans ce domaine».
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