Alger - Revue de Presse

Algérie-Iran Les v?ux du gouverneur d'Isfahane



«Si j'ai à formuler une demande au président Ahmedinedjad qui se trouve en Algérie, je lui demanderais de jumeler Isfahane avec Alger». Le gouverneur d'Isfahane a fait comme son président. Il a reçu les journalistes algériens en visite en Iran depuis quelques jours, vers les coups de 20 h. La rencontre a eu lieu au siège du gouvernorat, plus exactement dans la salle Achraf, un espace somptueux datant du 17e siècle, au temps de la dynastie safavid. «Les habitants d'Isfahane aiment les invités,», a-t-il commencé par dire en précisant «notamment quand il s'agit d'invités venus d'un pays qui a combattu pendant plus d'un siècle le colonialisme français.» Sayed Mourtada El Bakhtiari fait remarquer que l'Algérie et l'Iran ont beaucoup de similitudes. «Ils ont mené deux grandes révolutions au nom de l'Islam, ils ont tous les deux eu des milliers de martyrs, Isfahane à elle seule en a 30.000". Il évoquera pour l'histoire le nom de Ben Bella, l'ancien président algérien, «dont les mémoires retracent ces similitudes entre les deux pays et qui a tout autant que Boumediène oeuvré pour la libération de notre leader Ali Charyati.» Le gouverneur estime que la visite à Alger du président Ahmedinedjad confirme cette convergence des deux pays. Il présentera la grandeur de sa ville, Isfahane, à travers des références historiques et du savoir. «Isfahane est le porte-flambeau en matière de philosophie, de sciences médicales, de sports, de linguistiques et autres théologie, Ibn Sina a grandi chez nous, à une époque, elle a connu plus de 200 savants,» a-t-il souligné. Les possibilités de coopération avec l'Algérie sont selon lui nombreuses et, dit-il, «les ressources naturelles que nous avons nous le permettent bien». L'artisanat, le tourisme, les grandes industries comme l'acier et la sidérurgie, les textiles que la région développe depuis 400 ans. Située au centre de l'Iran, Isfahane possède aussi d'importantes potentialités agricoles (fruits secs, pommes, coings...). Sur cinq ans, elle a réussi à engranger 1,2 milliards de dollars en investissements étrangers directs (IDE). Le développement des universités est aussi la fierté des Isfahanis. «Il y a de grandes possibilités de coopérer avec l'Algérie dans ce domaine,» indique le gouverneur. Il interpellera le secrétaire de son gouvernorat chargé de l'investissement, Parviz Akhavan, qui note que l'Iran a adopté en 2002, des textes de lois facilitant l'investissement aux non-Iraniens. Les cinq dernières années, l'Iran a enregistré 21 milliards de dollars en IDE dont 10,5 pour cette année. Isfahane à elle seule a engrangé en la matière 117 millions de dollars pour cette même année. «Les Algériens peuvent investir chez nous,» dit le gouverneur qui déclare «les Iraniens sont prêts à le faire en Algérie.» PREPARER LE TERRAIN A UNE INTENSE COOPERATION
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