Alger - A la une

ACCORD SUR L'ENERGIE ENTRE L'ALGERIE ET L'UNION EUROPEENNE Signature probable courant 2012



L'Algérie et l'Union européenne pourraient conclure et signer un accord sur l'énergie au courant de l'année 2012. Cet accord est en cours de finalisation, a indiqué, hier, sur les ondes de la Radio Chaîne III, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci.
Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - Le ministre des Affaires étrangères s'est suffi de cette annonce. Du contenu de cet accord en perspective, il n'a cependant rien dévoilé. Mourad Medelci s'est résumé à dire que «l'Algérie est l'un des pourvoyeurs les plus importants, les plus sérieux et les plus sûrs de l'Union européenne en matière d'énergie». Soit. Mais l'accord en question permettra-t-il à la compagnie nationale des hydrocarbures, la Sonatrach, de pénétrer le marché européen de l'énergie, à travers une intervention directe en tant qu'acteur commercial ' La question reste posée. La réponse confinerait peut-être dans la nature de la relation politique que l'Algérie et l'Union européenne entendent établir à l'avenir. Sur ce plan, l'Algérie, qui fait avec les ratés de l'accord d'association, ne semble pas rétive à la nouvelle politique de voisinage que propose l'UE. «Au plan politique, nous sommes aujourd'hui attentifs à l'opportunité que nous offre la nouvelle politique de voisinage avec l'espoir que les nouvelles conditions pourraient permettre à l'Algérie d'adhérer à cette politique rénovée», a affirmé Medelci. De l'espoir, même si le ministre a dû relever que la question relative à la circulation des personnes de l'Algérie vers l'Europe est traitée avec lenteur. «Le problème avance à un rythme plus long», a-t-il souligné. La même lenteur est observable dans les négociations autour des démantèlements tarifaires préconisés dans l'accord d'association et dont l'Algérie a souhaité revoir le calendrier. Le ministre a indiqué que la question fait, depuis une année, l'objet de plusieurs rounds de négociations avec comme objectif de «rétablir quelques droits de douane pendant une période déterminée et faire en sorte que le délai pour la zone de libreéchange, qui était initialement prévu en 2016 ou en 2017, puisse être décalé à 2020». «Nous avançons dans ce sens et nous formulons l'espoir que lors de nos prochaines réunions, ces avancées deviennent encore plus importantes pour aboutir à un accord définitif», a attesté Medelci. Au plan bilatéral, le ministre des Affaires étrangères a fait savoir que l'accord algéro- français de 1968 fait l'objet, depuis plus d'une année, d'une procédure d'évaluation au niveau des ministères des Affaires étrangères des deux pays. Medelci, comme dans une réponse aux autorités françaises qui souhaitent réviser cet accord, a soutenu que l'année en cours sera celle qui devrait permettre de «considérer définitivement l'accord de 1968 comme étant un acquis sur lequel nous n'avons pas à revenir». Le ministre a noté, par ailleurs, une certaine évolution positive du droit commun français dont bénéficient tous ceux qui ne sont pas algériens et dont devraient pouvoir bénéficier les Algériens à l'avenir.
S. A. I.
MEDELCI À PROPOS DES FRONTIÈRES ALGERO-MAROCAINES :
«La décision de fermeture n'a jamais été définitive»
Le ministre des Affaires étrangères a affirmé que la fermeture des frontières entre «deux pays frères n'a jamais été considérée comme une décision définitive», précisant que «le rapprochement qui s'opère depuis plusieurs mois avec le Maroc plaide pour une normalisation des relations à terme avec ce pays». S'agissant de la Libye, M. Medelci a indiqué que les frontières avec ce pays n'ont pas été fermées, mais plutôt «surveillées pour être mieux sécurisées» en attendant que «les frères libyens se dotent de capacités à même de pouvoir contrôler leurs frontières ». Au sujet de la situation sécuritaire dans le Sahel, M. Medelci a mis l'accent sur «l'important travail qui est en train de se faire» en matière de coopération dans la lutte antiterroriste entre les pays du champ (Algérie, Mali, Niger, Mauritanie) et les partenaires étrangers. «Nous devons simplement veiller à ce que cette action monte en cadence le plus rapidement possible et ne pas baisser la garde jusqu'à l'éradication totale du terrorisme», a-t-il souligné. M. Medelci a, par ailleurs, annoncé la tenue au Maroc, à la fin du mois de février, d'une réunion des ministres des AE de l'UMA.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)