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Abdelaziz Belaà'd admet



Abdelaziz Belaà'd admet
Invité au forum du journal Assawt El Akhar, le secrétaire général du Front El Moustakbal est revenu sur la situation confuse aux plans politique, économique et sécuritaire. Une crise multisectorielle qu'il assigne à l'inexistence d'une légitimité réelle du système.Naouel Boukir – Alger (Le Soir) – Qui fait confiance aujourd'hui au pouvoir ' «Plus personne». La réponse s'affirme d'elle-même selon Abdelaziz Belaà'd. Ce constat est pour lui une évidence. Pour être plus explicite, le secrétaire général du FM part du principe que le citoyen n'a plus confiance en les institutions de l'Etat, à commencer par la justice qui a manifestement perdu sa crédibilité.Pour revenir aux causes de cet environnement, englouti par une corruption généralisée et omniprésente, l'intervenant pose la problématique de l'absence d'une véritable légitimité du système dans sa globalité. Classe gouvernante, fonctions supérieures, politiques ou même administratives.Par l'inexistence d'un «processus démocratique transparent» pour l'occupation d'un quelconque poste au sein des institutions de l'Etat, celui-ci a perdu l'essence même de sa fiabilité en prenant la forme d'un cercle fermé d'affairistes. Aujourd'hui, le pouvoir de l'argent ou plutôt le pouvoir qu'on a confié à l'argent a atteint des «proportions inquiétantes» au détriment de la valeur des compétences humaines, s'est indigné A. Belaà'd. Le président de la République, censé «arbitrer et harmoniser» ce jeu de lobbying, devient un régulateur à la main très invisible. Et ce n'est certainement pas «la nouvelle Constitution» qui inspirera un rééquilibrage des pouvoirs.La Constitution, quelle valeur?'La loi fondamentale a le poids de l'ensemble des différentes lois qu'elle incorpore, c'est-à-dire, qu'elle ne pèse pas grand-chose aujourd'hui. Le citoyen, s'étant graduellement désintéressé, ne s'y implique plus tellement. Selon A.'belaà'd, la valeur d'un texte, ce ne sont pas les mots utilisés mais ce dont on fait sur le terrain et les réflexions qu'elle véhicule. Dès lors, si les hauts responsables de l'Etat sont les premiers à bafouer les lois qu'ils ont «élaborées», que peut être la fiabilité que l'on peut confier à ces derniers et à la Constitution ' Pour le secrétaire général du FM, le manège qui s'offre sur la scène politique, dont certains de ses acteurs «sacralisent la nouvelle Constitution», parlant d'un renouveau révolutionnaire et d'une deuxième République, est «lamentable». D'autant plus que «les prétendues consultations et prises en ligne de compte» des indications «des véritables partis de l'opposition», quant à la rédaction des nouveaux textes prévus par la révision de la Constitution, ne sont que du «pipeau». Il n'y a jamais eu prise en considération des avis exprimés, selon A.'belaà'd, dénonçant une «publicité mensongère d'un présumé processus démocratique».A défaut d'un débat, un scénario de confrontationsTout comme une certaine opposition en guise «de décoration de la scène politique», les confrontations «exacerbées» que mènent aujourd'hui généraux et ex-généraux constituent une simple «mise en scène» et une distribution «pas très intelligente» des rèles, selon l'intervenant. Ceci, accentuant le flou qui règne sur la scène politique dernièrement. D'ailleurs, se disant prioriser la situation sécuritaire et la stabilité du pays, certains membres du gouvernement «devraient» s'y appliquer «plus sérieusement» considérant l'inconstance du contexte régional et international aujourd'hui. C'est un véritable débat pragmatique qui doit être actuellement entrepris entre les différents acteurs politiques, oppositions comprises. Rappelant que l'heure n'est pas aux «discours haineux» et aux règlements de comptes. Le cap doit être mis sur le présent et l'avenir, sur «les potentialités de la jeunesse algérienne» et non pas sur la réitération de «vieilles histoires non favorables» à l'intérêt général. Interrogé sur la participation de son parti à l'approche de l'Instance de contrôle et de suivi de l'opposition (ICSO), A. Belaà'd s'est dit être prêt pour toute initiative constructive, à condition qu'il n'y ait pas «d'arrière-pensées politiques négatives». Ceci, afin de s'unir et de coopérer pour l'objectif commun de sortir l'Algérie de cette crise multidimensionnelle.


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