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FRONTIÈRES ALGÉRO-LIBYENNES



FRONTIÈRES ALGÉRO-LIBYENNES
Une alerte maximum a été décrétée aux frontières avec la Libye où des frappes aériennes contre les positions de Daesh pourraient avoir lieu dans les tout prochains jours. Sur le plan militaire, les préparatifs s'intensifient mais les dispositions spéciales ont été également élargies à d'autres secteurs comme celui de la santé, en prévision des conséquences de cette situation.Abla Cherif - Alger (Le Soir) - Selon des sources bien au fait du dossier, les structures sanitaires de toutes les zones limitrophes avec la Libye ont été ou seront (pour celles qui n'ont pas encore été concernées) étoffées en personnel et en moyens matériels pour parer à un éventuel afflux de Libyens fuyant les bombardements. La tâche n'est pas aussi simple qu'elle peut cependant le paraître compte tenu de la faible représentativité des structures de santé à travers toutes ces régions bien isolées pour la plupart. Ce qui contraint le ministère de la Santé à mettre en alerte le personnel des wilayas limitrophes.Tout ceci se déroule à l'heure où les autorités militaires algériennes multiplient leurs déplacements sur les lieux pour s'enquérir de la situation et vérifier l'état des troupes dont la mission essentielle est d'éviter l'infiltration des terroristes de Daesh. En moins d'une semaine, le général-major de la Gendarmerie nationale et le vice-ministre de la Défense ont été inspecter le dispositif militaire appuyé par les éléments des gardes-frontières.Le dispositif en question, doit-on le rappeler, a été mis en place en 2011 déjà , soit peu de temps après la guerre qui a éclaté entre factions rivales suite à la chute d'El-Keddafi. Il avait été ensuite renforcé en 2013 après la fameuse attaque perpétrée à Tiguentourine. Il faut également savoir que pour tenter d'épargner à la Libye et à toutes les régions limitrophes une situation dangereuse engendrée par cette intervention étrangère, un véritable forcing diplomatique continue à s'exercer sur les Libyens afin de parvenir à une issue pacifique et politique.Dans ce cadre, une réunion des pays voisins de la Libye, l'Algérie en fera partie, devrait avoir lieu incessamment à Tunis en vue d'aider les Libyens à installer «au plus vite» ce gouvernement d'union nationale tant attendu par la communauté internationale qui siègera à Tripoli. Le pari est difficile. En Europe comme aux Etats-Unis, la Libye a été sommée de mettre sur pied ce gouvernement «sans délai» faute de quoi une force militaire bombardera prochainement les positions de Daesh qui compte environ 3000 hommes. Or, il se trouve que Tripoli est actuellement aux mains d'un gouvernement rival à celui soutenu par la communauté internationale et soutenu de plus par des milices islamistes affiliées à Daesh. La carte de la dernière chance est entre les mains du Parlement libyen (reconnu par la communauté internationale) qui cherche, depuis quelques jours, à mettre en place un «cabinet d'union» composé de neuf membres de factions rivales. Prévue pour cette semaine, cette annonce, d'une importance capitale, a été reportée à dimanche prochain.


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