
Pour le président du Front du changement, le changement de gouvernement est «sans intérêt» et «ne constitue point une exigence de la nouvelle Constitution», comme le prétendent certains.M. Kebci-Alger (Le Soir) - Abdelmadjid Ménasra qui faisait part, hier mercredi, du programme célébrant le 4e anniversaire de son parti, un menu démarrant aujourd'hui pour s'étaler jusqu'au 19 mars prochain, estime qu'en dehors d'un gouvernement d'union nationale au sein duquel les ministères directement impliqués dans l'organisation des élections reviendraient à des technocrates à même de conférer aux prochains scrutins, législatif et local, prévus respectivement au printemps et à l'automne 2017, toutes les garanties de régularité et de transparence comme ne cesse de le revendiquer l'opposition, aucun autre nouvel exécutif ne suscite à ses yeux un intérêt.Car, explique-t-il, «agir en dehors de cette logique constituera une énième manière de nourrir de faux espoirs et de fausses promesses». Et d'ajouter que ce gouvernement d'union nationale est également dicté par l'impératif de faire face à la grave crise économique, financière et sociale du pays, avouant, dans ce sillage, que jamais notre administration ne s'est davantage bureaucratisée comme c'est le cas cette dernière décennie, une bureaucratie qui est l'ennemie de l'investissement». Evoquant la nouvelle Constitution, le président du FC invite tous ceux qui ont fait sa promotion, soutenant pour certains d'entre eux que c'est là la porte ouverte à l'avènement d'une deuxième république et pour d'autres consacrera l'Etat civil, d'aller au-delà de ces professions de foi. Il s'agira, explique-t-il, de matérialiser ces «promesses» à travers la batterie de nouvelles lois dont notamment la loi électorale ou encore l'instance indépendante de surveillance des élections, les libertés et les droits de l'Homme.Pour Ménasra, cette nouvelle Constitution est loin d'être «consensuelle», remettant en cause aussi bien son processus d'élaboration que son contenu. Un processus auquel lui-même a pris part et que nombre d'acteurs politiques, syndicaux et associatifs ont boudé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com