Le CNES exige la grille avant le 1er juillet
Les enseignants du Supérieur sollicitent les pouvoirs publics afin de respecter la date de la promulgation de la grille des salaires de la Fonction publique, limitée par l’instruction n°1 du chef du gouvernement de janvier au 30 juin 2007.
Lors de la tenue de son conseil national ce week-end, le CNES «espère que la date du 30 juin soit respectée», en soulignant que «dans le cas contraire, le syndicat réagira en conséquence». C’est ce qu’a déclaré hier le coordinateur national du CNES lors d’une conférence de presse organisée à l’issue du Conseil national. «Tout retard dans la promulgation de cette grille aura des conséquences sur la remise des statuts particuliers, attendue pour ce début de septembre, et va donc démobiliser, voire démoraliser, la corporation», a dit Abdelmalek Rahmani. Sans anticiper sur les intentions des pouvoirs publics, le conférencier estime que «tout retard est susceptible de compromettre le dialogue social car c’est la crédibilité des pouvoirs publics qui sera remise en cause».
Par ailleurs, le problème du transfert des baux des logements au profit des enseignants du Supérieur a également été soulevé. Le CNES constate qu’il y a des retards dans certaines universités. «Un retard inacceptable que les administrations locales doivent régler, notamment à Bejaia. Il y va également de la crédibilité des pouvoirs publics et la tutelle doit faire respecter et appliquer les directives du gouvernement». Pas moins de 3.000 logements sont concernés par le transfert, a révélé le conférencier en parlant d’un problème énorme qui se pose avec les logements relevant du domaine public et des OPIPES. Les enseignants ont également abordé le problème du comportement de certaines administrations. «Il se passe des choses à Blida, Adrar, M’sila et les Beaux-arts. Il y a des comportements inadmissibles vis-à-vis des enseignants de la part des recteurs. Nous interpellons l’administration centrale afin de revoir au mode de désignation des recteurs et limiter leur mandat à 6 ans seulement, tel que contenu dans le décret. «Il y a des recteurs qui sont à la tête des universités depuis plus de 10 ans, voire 18 ans», regrette-t-on en soulignant que «ceci crée des situations inadmissibles, des dépassements, certains responsables se comportant en de véritables empereurs». Le CNES promet en tout cas de soulever le problème à la tutelle. Par ailleurs, le nouveau système d’enseignement, appelé LMD, appliqué dans une vingtaine d’université depuis 3 ans, a encore fait parler de lui. «La réforme engagée suscite l’inquiétude des enseignants, leur crainte, car il y a un manque d’information, de vulgarisation et de communication de la part de la tutelle. Il faut que le ministère ouvre un débat et explique mieux ce nouveau système pour que la réforme atteigne ses objectifs et ne pas compromettre la réforme», devait conclure Abdelmalek Rahmani.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com