Algérie - Revue de Presse


L?insécurité encore !

Les clameurs du brasier diurne provoqué par le Ramadhan se sont éteintes. Comme l?ont été celles écourtées du Festival national de la musique andalouse et du malouf. Dès l?annonce du décès de Yasser Arafat, le dirigeant palestinien, tous les chanteurs, musiciens, troupes, orchestres ont plié bagage pour rentrer chez eux. Ils ont cédé leur place aux délinquants et repris de justice. Ces derniers ont reconquis le terrain qu?ils avaient perdu durant les vingt premiers jours du Ramadhan. Ainsi 48 heures à peine après l?arrestation de la femme à la Mat 49 qui avait tenté de dévaliser un cabinet médical, c?est au tour d?une autre, armée d?une bombe lacrymogène, de faire son apparition. Cette dernière a jeté son dévolu sur un bijoutier de l?avenue Benamiour. Après avoir aveuglé sa victime, la délinquante s?est emparée de plusieurs bijoux de valeur. Elle avait compté sans la présence de deux policiers de passage qui l?arrêtèrent une minute après son forfait. Mais c?est certainement dans les alentours de la résidence du wali, sise à Benboulaïd, et le lycée Moubarek El Mili que les délinquants commettent le plus grand nombre de forfaits. Ils ciblent particulièrement les petits enfants, les lycéens et les femmes. Armés de couteau à cran d?arrêt, ces malfrats n?hésitent pas à balafrer quiconque tente de résister. Malgré la proximité d?un commissariat de police, l?on a l?impression que ces délinquants agissent avec la certitude de l?impunité. Ce que n?avait pas compris ce vendredi un enfant de 13 ans qui, pour avoir voulu défendre son bien, a eu le visage tailladé par une lame de couteau. Les vols à la tire ne se comptent plus, tout autant que la disparition d?enjoliveurs, rétroviseurs latéraux, housses, radiocassettes. La plupart des victimes ne déposent pas plainte car, disent-elles, il n?y a aucune suite.
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