Tlemcen - Revue de Presse

Tlemcen, un musée à ciel ouvert



Tlemcen, un musée à ciel ouvert 1ère partie Ses richesses archéologiques et architecturales et ses importantes potentialités touristiques font de la wilaya de Tlemcen un centre phare du patrimoine historique et culturel, notamment sur les registres arabo-musulman et arabo-mauresque. En plus de la diversité de ses paysages naturels, ses qualités exceptionnelles témoignent de son histoire millénaire. Au point où le poète Mohamed Youcef El Qaisi, l’andalou est tombé sous le charme de cette ancienne capitale du Maghreb en la chantant en rimes élogieuses: «Grâce à la beauté de son site admirable, Tlemcen sous l’administration de ce prince, s’est élevée au dessus de toutes les cités/Ses charmes sont séduisants et de légers Zéphyrs la caressent. Puisse ma poésie lui être douce et mes compliments agréables!/Arrête-toi en dehors de Bab El Djiyâd, cette porte t’ouvrira le chemin fermé de l’espérance!/ De là, par une matinée, rends-toi à El-Abbad, les soucis qui te hantent l’auront bientôt quitté!/ Va visiter, là-bas, le tombeau de Choaïb, ce diadème des savants. Quel illustre saint celui-là!/ Une visite à ce (tombeau sacré) est profitable à la fois pour ce monde et pour l’autre, car elle efface les fautes et dissipe les ennuis./ La joie habite en ces lieux: arrête-toi et regarde! Ta vue se reposera sur des campagnes d’une parfaite beauté./ Promène-toi à travers ces vergers et ces jardins, dirige-toi vers ces terres bien arrosées./ Tu seras charmé dans les basquets et sur les mamelons d’El-Abbad par le chant des rossignols et le murmure des ruisseaux./ Il en sera de même sur les hauteurs d’El Ochâq, endroit de consolation pour l’amant dont le cœur s’est épris à la vue de la gazelle./ L’odeur des fleurs qui s’entrouvrent comme par un sourire, t’offrira des parfums comparables à ceux du Mandal. /Si jamais, Imrou-L-Gais, fils de Hadji avait vu Tlemcen, il aurait chanté ces lieux après les avoir quittés pour se consoler de leur porte./ S’il avait visité cette ville (et connu) ses gazelles, il ne se serait jamais amusé à parler du pays de Haoûmal./ Rappelle, à Tlemcen mon amour, ses étendards, ma passion pour elle est celle que le temps n’efface point!» En matière de richesses archéologiques, la wilaya de Tlemcen renferme de nombreuses stations préhistoriques. Parmi les plus importantes, on peut citer celles de l’Oued Mouilah, du Lac Karar, d’El Kalaâ ainsi que le centre d’Ouzidan. Les premières sont situées à la traversée de la route de Maghnia, Nédroma et l’Oued Mouilah, affluent de la Tafna. C’est l’une des plus anciennes et l’une des plus riches avec une collection de 2.000 pièces remontant au Paléolithique moyen et mêlée à des ossements humains. Quand à la seconde, elle se localise près de Remchi alors que la troisième se trouve à huit kilomètres au nord de Tlemcen, entre les deux localités d’Ouzidan et Aïn El-Hout, respectivement à 4 et 2km de ces deux centres à l’emplacement dit «Ghiran Errih». Ces gisements témoignent de la plus haute antiquité de Tlemcen où Maures, Numides, Phéniciens, Romains, Arabes, Ottomans et Français s’y sont succédé, laissant derrière eux de nombreux vestiges, de véritables pages d’histoire. B. Soufi A suivre...
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