Les fortes précipitations de cet automne,annoncent une bonne année agricole, un remplissage progressif des barrages etle renouvellement de la nappe phréatique. Ces précipitations sont opportunespour les nombreux fellahs de la wilaya de Tlemcen qui vont entamer leurcampagne agricole. «Pour l'instant, on peut dire que la campagne labours-semailless'annonce très bien, suite à ces précipitations qui ont commencé à temps»,affirme Azzedine Lablack, ingénieur agronome à Tlemcen. Lawilaya de Tlemcen ayant connu de longues années de sécheresse qui ont mis enévidence la fragilité de ses ressources en eau. «La forte pluie de ces derniersjours a un impact positif dans les plaines de Maghnia, Hennaya, Remchi,Bensekrane, Ouled Mimoun et notamment pour l'arboriculture», explique cedernier, qui indique que le secteur agricole a toujours souffert del'irrégularité des précipitations provoquant des périodes de sécheresse.Concernant la campagne labours-semailles, notre interlocuteur nous apprend quecelle-ci s'annonce dans de bonnes conditions. Pour les blés dur et tendre, lessemences sont disponibles dans tous les dépôts de la CCLS», affirme M. Lablack,directeur de la CCLS de Tlemcen. Le traitement et le conditionnement dessemences battent leur plein dans les 22 unités de la CCLS. Lesfellahs se plaignent, par ailleurs, de la cherté des facteurs de productionnotamment les engrais (TST) et les désherbants dont les prix ont atteint unseuil intolérable, sans compter ceux des semences de céréales que d'aucunsestiment «insensés» en cette période de l'année. Cette situation douloureuse pour nos agriculteurs est due à lafaible production nationale, conjuguée à la flambée des cours mondiaux desblés, et les fortes perturbations des prix enregistrées dans le marché mondial.A titre d'exemple le blé qui était cédé, en juin dernier, à 200 dollars latonne, voit son prix varier, aujourd'hui, entre 400 à 750 dollars la tonne. Ledrame pour nos fellahs est que le coût de l'énergie a atteint des niveauxinsupportables. Ainsi tous les exploitants sont pénalisés car cette charge estd'autant plus lourde qu'ils ne peuvent pas la récupérer sur le prix de vente deleurs produits. En outre, les agriculteurs sont emportés dans une spiraledélirante de règlementation, de charges et de contraintes en tout genre, ce quifait dire à l'un d'eux, de la région de Hennaya: «Il est plus avantageuxd'encourager la production nationale en révisant les dispositifs de soutien etd'aide aux agriculteurs, que d'importer des produits à des prix aussiexorbitants» et d'enchaîner: «aujourd'hui les agriculteurs sont lourdement endettéset leurs revenus ne suffisent pas à supporter les coûts de production». Ceconstat d'échec amènera-t-il le ministère de l'Agriculture à revoir sastratégie et de pratiquer l'agriculture!
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Khaled Boumédiène
Source : www.lequotidien-oran.com