Tlemcen - Revue de Presse

Prétendu suicide de la policière à Ouled Mimoun



Il s’agissait bien d’un crime La jeune policière K.K., âgée de 23 ans, décédée mercredi dernier dans le domicile de son ex-fiancé, à Ouled Mimoun, ne s’était pas suicidée mais a été assassinée, comme l’avait annoncé le père de la victime. En effet, dans notre livraison d’hier, K.H., le malheureux père, nous a confié qu’il ne croyait pas une seconde que sa fille, qui s’était fait accompagner de son frère le jour du drame, pouvait se suicider alors qu’elle était partie de Béni Saf, à destination de Tlemcen où elle exerçait, pour déposer une plainte contre H.M., son ex-fiancé, qui ne voulait pas entendre parler de rupture. «Dans son désir d’échapper à ses harcèlements répétés et violents, raconte le père, K.K. envisageait également de demander un congé spécial et d’introduire une demande de mutation pour la sûreté de daïra de Béni Saf où elle avait déjà travaillé.» Toujours est-il, Les résultats de l’autopsie pratiquée sur la dépouille de la policière, après que le médecin légiste a douté de la version du suicide, ont confirmé que la jeune femme avait bel et bien été assassinée, dans le domicile de ceux qui auraient dû devenir ses futurs beaux-parents, et que «le crime avait été maquillé». En effet, selon les premiers résultats de l’autopsie que nous avons réussi à obtenir grâce à certaines sources médicales qui ont tenu à garder l’anonymat, «la défunte avait été battue avant d’être tuée, probablement par strangulation». «Par la suite, afin de maquiller l’homicide en suicide, quelqu’un devait tirer une balle dans la tête de la malheureuse». Le corps supplicié aurait été également traîné sur plusieurs mètres afin d’effacer d’éventuelles traces de l’acte criminel. Par ailleurs, les enquêteurs ne retrouveront, curieusement, aucune empreinte sur l’arme de service utilisée pour le maquillage de l’acte. Pas même celles de la défunte censée avoir tiré son pistolet de son étui et appuyé sur la détente. Traumatisé par la mort de sa fille, qui «a été tuée une seconde fois par certains qui se sont empressés de rapporter une information sans la vérifier», comme dira le père, K.H. envisage de porter plainte et saisir le directeur général de la Sûreté nationale et demander audience au ministre de l’Intérieur, département de tutelle de sa défunte fille, afin, dira-t-il, d’être rétabli dans son honneur. Med Amine Benadda
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