S'il y a un très grand point noir à soulever durant ce mois sacré de Ramadhan à Tlemcen, c'est celui de la fermeture des restaurants et autres gargotes populaires. Avant même que le crépuscule ne tombe sur la ville, des voyageurs font le parcours du combattant pour dénicher un endroit pour le f'tour, en vain. Heureusement que la plupart sont pris en charge par l'hospitalité des citadins. La raison est que ces restaurants se sont reconvertis dans la confection et la vente de la «zlabia», «chamia» et autres sucreries. Ils ne se sont guère souciés des gens qui travaillent à Tlemcen originaires d'autres wilayas, ou tout simplement aux nombreux passagers qui se rendent dans la région pour diverses raisons.Le même problème est observé chaque année durant ce mois sacré sans que les autorités locales n'interviennent pour au moins assurer un service minimum. Le seul restaurant resté ouvert, qui malheureusement n'arrive pas à satisfaire tout le monde, est celui de Bab Sidi Boumediène, lequel est pris d'assaut par des centaines de jeûneurs.
«On n'arrive pas à comprendre qu'une ville comme Tlemcen n'a pas de restaurants ouverts durant ce mois», affirment certains passagers avant d'ajouter que «peut-être que les responsables locaux pensent que nous allons manger à l'hôtel Les Zianides ou le Renaissance oubliant que nous ne sommes que de simples chauffeurs et camionneurs».
D'autres considèrent que «cette situation est due à l'absence de contrôle de la part des services concernés car on ne peut changer d'activité du jour au lendemain sans changer le code du registre du commerce, malheureusement personne ne s'en soucie». Cette situation provoque quotidiennement la colère des jeûneurs de passage dans la ville des Zianides qui la vivent comme un calvaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B Soufi
Source : www.letempsdz.com