Les adjoints d'éducation entendent revenir à la charge dès la prochaine rentrée scolaire pour exiger leur intégration directement sans passer par un concours, comme cela a été décidé par la tutelle.Après une période de répit, ils brandissent de nouveau la menace de protester devant le siège du ministère de tutelle.
S'opposant à la décision portant l'intégration via un concours professionnel, quelque 23 000 adjoints se disent contre cette décision, exigeant une intégration directe.
Pour traduire leur refus de cette décision ministérielle, ils comptent boycotter le concours en question. La commission représentant ce corps tranchera sur la question au cours de la première semaine de la rentrée, lors d'une réunion consacrée à l'examen des rapports de wilaya, nous a indiqué son président Hamza Ouasti.
Ce dernier explique ce refus par le fait que «cette manière d'intégrer ne prend pas en considération leur expérience professionnelle».
Passer un concours pour être intégrés est «inconcevable» pour ces vacataires accumulant une dizaine d'années de service.
Les protestataires ont procédé, pour manifester leur position par rapport à cette décision, à la signature d'une pétition, a fait savoir le syndicaliste.
Pour la date de l'organisation du concours en question, le président de la commission a souligné qu' «au départ, ce concours était prévu au deuxième trimestre de l'année dernière pour être reporté à la rentrée prochaine».
Ceci traduit bel et bien, selon lui, la politique de fuite en avant de la tutelle. Le nombre limité de postes budgétaires par rapport aux 23 000 adjoints en poste est une autre raison qui a poussé ce corps à rejeter «l'offre» de la tutelle. Le syndicaliste cite, à titre d'exemple, les 40 postes offerts dans la wilaya de Tlemcen qui compte 720 adjoints.
Après une multitude d'actions de protestation, le ministère avait cédé à leurs exigences en s'engageant à les insérer dans des postes permanents, mais en passant par un concours.
Ce qui n'était pas au goût de cette catégorie qui réclame, depuis environ quatre longues années, une intégration directe et sans condition à l'échelle 10.
Les contestataires qui s'estiment lésés par rapport aux autres corps du secteur s'indignent de ne pouvoir bénéficier de ce qu'ils considèrent comme un droit légitime.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karima Adjemout
Source : www.letempsdz.com