La forêt de Tzarifet sous les feux... de la rampe
Les Tlemcéniens ont assisté, dans la soirée du samedi dernier et à partir des terrasses de la ville, située en contrebas du Plateau de Lalla Setti, à un gigantesque incendie dont les flammes étaient visibles de plusieurs kilomètres.
Attisé par le vent, le foyer d’origine inconnue pour le moment, a été localisé au niveau de la forêt surplombant le plateau Lalla Setti, plus exactement entre le lieudit «El-Attar» et le centre cynégétique de la localité de Tzarifet, située à quelques kilomètres au sud-ouest de la commune de Mansourah, dont elle relève sur le plan administratif. Un endroit réputé pour ses départs de feu et pour les dégâts que cela entraînait par le passé. Ainsi, après la forêt de Fellaoussen, située dans la daïra de Nedroma et où 800 ha de maquis ont été ravagés par les feux, au cours de la semaine dernière, le sinistre s’est déclaré, cette fois, à Tzarifet, samedi dernier vers les coups de 19h00. Le patrimoine forestier s’est vu encore délester de quelques dizaines d’hectares, pour un premier bilan. Fort heureusement, les services de la protection civile qui avaient été alertés à temps, aussitôt que le foyer fût repéré, ont réussi d’abord à stopper l’avancée du feu qui commençait à prendre de l’ampleur, avant de finir par le circonscrire totalement, quoique tard dans la soirée. L’intervention rapide de la protection civile a donc permis d’éviter des dégâts autrement plus importants à cet immense espace sylvestre qui s’étend sur toute une chaîne de montagnes se détachant dans le ciel, sur plusieurs milliers d’hectares. Les sapeurs-pompiers, déployés sur les lieux et assistés dans leur pénible tâche par les agents mobilisés des forêts, des services communaux, de l’ADE, de Star et bien d’autres entreprises, équipés de camions-citernes, ont déployé de louables efforts pour circonscrire le sinistre et l’éteindre. A signaler la présence des autorités locales, à leur tête le wali lui-même, qui supervisait l’opération de lutte dirigée par le commandant de la protection civile, avec l’assistance des citoyens bénévoles déjà évoqués, des éléments de la gendarmerie et de la sûreté nationales. Il est à noter que la lutte contre le feu a été menée dans des conditions très difficiles et très éprouvantes pour les sapeurs-pompiers, en raison de l’absence de pistes d’accès et de tranchées pare-feu, capables d’endiguer l’avancée des flammes. L’accent est mis également sur l’insuffisance des moyens matériels appropriés aux circonstances. Le wali a dû certainement tirer les conclusions qui s’imposent après avoir capitalisé cette expérience, puisqu’il se tenait à quelques dizaines de mètres du front de l’incendie.
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M. Makoudi
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com