Tlemcen - A la une

L'algérienne des textiles fonctionne à moins de 20% de sa capacité



L'algérienne des textiles fonctionne à moins de 20% de sa capacité
Deux milliards de dollars doivent être consacrés à la relance du secteur textiles et cuirs en Algérie. Mais les entreprises concernées sont au bord de l'asphyxie.Alors que la fin de la période de relance du secteur des textiles est prévue pour 2015, l'Algérienne des textiles (TEXALG) a « du mal à démarrer, au point que l'activité régresse de plus en plus », dénonce le syndicat de cette entreprise. L'Algérienne des textiles fonctionne à moins de 20% de sa capacité globale de production, d'après les estimations de M. Ali Louahche, secrétaire générale du syndicat de l'entreprise.
Pour le volet investissements, M. Bouzid Mebarki, représentant de la direction générale de TEXALG, qui a pris part à la réunion du Conseil du syndicat, tenue le 26 juin dernier, a déclaré que « ce dossier est délicat et nécessite plus d'attention afin de bien le réussir ». Ce représentant de la direction de l'entreprise a assuré que « le dossier est en phase finale », selon un document rendu public par le syndicat. Pour sa part, le directeur d'approvisionnement et du marketing a déclaré à la presse que l'Algérienne des textiles a bénéficié de 300 millions de dollars pour sa relance, alors que l'ensemble du secteur textiles et du cuir a bénéficié d'une enveloppe de deux milliards de dollars pour relancer les activités du secteur.
Sur le terrain, le « versement des salaires de 6.000 travailleurs accuse un retard », a révélé le syndicat. Après la protestation des syndicalistes ce dimanche au siège de la direction générale à l'Hussein Dey, le conseil syndical compte aller vers une grève générale des travailleurs dès la rentrée prochaine.
Par ailleurs, l'Unité de production d'Akbou, qui emploie 600 travailleurs, est à l'arrêt depuis cinq jours pour défaut de paiement » des factures Sonalgaz, a regretté le représentant syndical. « Cet état de fait rend compte parfaitement de la gestion aléatoire des filiales » de l'entreprise, a-t-il déclaré.
Beaucoup d'argent, peu de résultats
Le représentant de la section syndicale de l'unité de production de Tlemcen, spécialisée dans les couvertures, fait état d'un manque de la matière première, à savoir la fibre acrylique. « Nous sommes depuis deux mois sans travail », a-t-il dit. La commercialisation des produits fait également défaut au niveau des quatre unités de production de couvertures, celles de Tlemcen, de Bab Ezzouar, de Tissemsilt et de Batna. Ainsi un stock de 140.000 couvertures ne trouve toujours pas d'acquéreur depuis plusieurs mois. Les commissions chargées de la mise à niveau de cette entreprise sont installées. Mais jusque-là « on rien vu venir », souligne M. Louahche. « Où sont passés les deux milliards de dollars », se demandent les travailleurs ' Les représentants syndicaux de cette entreprise, qui compte 17 filiales , pointent du doigt les gestionnaires, à leur tête le DG. « Les 17 unités de production fonctionnaient bien avant leur centralisation en 2010 », ont-ils estimé. Le Conseil syndical rejette catégoriquement le recours de la direction générale à un bureau d'études externe pour établir un nouvel organigramme de l'entreprise. « L'entreprise dispose des compétences qui peuvent le réaliser gratuitement », ont souligné les syndicalistes, qualifiant cette décision de « dépense inutile ».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)