Karim Hamzaoui partage l'affiche de Harragas Blues, comédie de Moussa Haddad, avec Zakaria Ramdan et Mouni Boualem. Trois jeunes comédiens qui font leur apparition au grand écran pour la première fois. Les trois artistes étaient à Abu Dhabi au 6e Festival international du film pour l'avant-première mondiale de la nouvelle fiction de Moussa Haddad. Comédien de théâtre à Tlemcen, Karim Hamzaoui, qui a participé au casting pour le prochain film sur Krim Belkacem, produit et exécute également des spectacles pour enfants.
-Le contact avec Moussa Haddad était-il facile '
Moussa Haddad avait fait le casting pour son film Harragas Blues en 2009 au niveau du siège de l'association Lumières. Il avait notamment sélectionné Mouni Boualem (rôle de Zola). Je n'avais pas participé au casting. A l'époque, j'étais occupé par l'assistance de la réalisation de documentaires produits à l'occasion de «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011». Je faisais une tournée pour mon spectacle pour enfants, Hakibatou al moufjaât (La valise des surprises). Dans ce spectacle, il y a des jeux de cirque, du jonglage, clown'
En 2010, j'ai participé dans un documentaire intitulé Tlemcen, maâlim oua mirath (Tlemcen, monuments et héritage) de Saïd Mahdaoui. J'ai interprété le rôle d'un clown faisant des répétitions à l'intérieur d'un site historique, El Mechouar de Tlemcen. J'étais deuxième assistant-réalisateur dans ce documentaire aussi, le premier étant Hakim Abdelfatah. Moussa Haddad, qui était venu rencontrer Hakim Abdelfatah pour l'assister dans Harragas Blues au niveau de la boîte de production de Saïd Mahdaoui à Zéralda, a assisté au montage de Maâlim ou mirath. Il a vu une scène dans laquelle je jouais. Il a alors demandé à son assistant de nous organiser une rencontre.
-Une rencontre qui a eu lieu à la place Maurice Audin, à Alger'
Exactement. Hakim Abdelfatah m'a demandé de prendre un taxi et de descendre à la place Audin à côté de l'arrêt de bus. Moussa Haddad était de l'autre côté de la rue en train de m'observer. J'ai entendu parler de Moussa Haddad et de ses films, mais je ne le connaissais pas physiquement. Il voulait voir mon comportement dans la rue, comment je marche, m'arrête, regarde' Dans un café, Moussa Haddad m'a parlé de son projet. J'étais honoré de le rencontrer pour la première fois et de discuter avec lui. Moussa Haddad a beaucoup donné au cinéma algérien. J'ai vu la plupart de ses films comme Les vacances de l'inspecteur Tahar, La Bataille d'Alger (Moussa Haddad était assistant de Gillo Pontercorvo, ndlr), Les enfants de Novembre' Il m'a parlé de séquences de Harragas Blues.
Des changements y ont été introduits au fur et à mesure. Le sujet m'a plu et j'ai senti que je pouvais faire quelque chose. J'ai lu le scénario et j'ai constaté qu'il contenait 477 séquences ('). Le tournage de Harragas Blues a duré huit mois à Cherchell, Annaba, Oran et Alger. En mer, nous avons été aidés par les forces navales. J'ai beaucoup appris de Moussa Haddad, de Bachir Sellami et de leur équipe. Je voulais apprendre davantage sur le cinéma. Le travail était collectif.
-Et dès le départ, le réalisateur vous a confié le personnage de Zine Menadi, personnage central'
Oui, dès le début. Moussa Haddad m'a fait connaître d'autres acteurs du film, comme Zakaria Ramdan (rôle de Rayan, ami de Zine) et Mouni Boualem (Zola, copine de Zine). Je connaissais déjà Mouni Boualem comme comédienne de théâtre. J'ai moi-même fait du théâtre avec l'association Warchat el bahth al masrahi à Tlemcen. J'ai été encadré par Ali Abdoun au sein de la coopérative Al Afsa. Nous avons décroché le Premier prix au Festival national du théâtre comique de Médéa en 2007. Je travaille actuellement avec la compagnie Jil 2000 pour le théâtre et la vidéo en tant que comédien et scénographe. Nous avons participé à plusieurs manifestations et avons décroché des prix, notamment celui du Meilleur comédien pour Abdelkader Mostefaoui.
-Qu'en est-il du rôle que vous avez joué, celui de ce jeune qui veut partir ailleurs, traverser la Méditerranée pour rallier l'Espagne où vit son frère '
Un rôle difficile. C'est une grande responsabilité de jouer le premier rôle dans un film pour la première fois ! Le personnage de Zine Menadi cherche à mieux vivre, son regard est pointé vers l'horizon. Il voit loin. C'est un homme calme en quête d'un rêve. Il sait qu'il peut être mieux une fois le rêve réalisé ('). Harragas Blues aura une version téléfilm, où le téléspectateur découvrira d'autres scènes qui n'existent pas dans le long métrage. J'accompagne, par exemple, une écolière qui a raté le bus scolaire et qui pleurait. J'étais sur la route d'Oran vers Alger. Et j'ai fait arrêter le taxi parce que je l'ai vue. Pour lui faire oublier son chagrin, j'ai improvisé un numéro de jonglage avec des tomates !
-Après cette première expérience, voulez-vous faire une carrière dans le cinéma '
J'avoue que si j'ai une autre occasion de jouer dans un film, j'accepterai, mais tout dépendra du scénario et de la capacité de m'adapter au personnage qu'on me proposera. A mon avis, il n'existe pas de rôle principal ou de rôle secondaire dans le cinéma. Il y a un bon ou un mauvais comédien. Je regarde tous les genres de films. Pour les comédiens algériens, j'aime bien par exemple Khaled Benaïssa, Samia Ameziane, Ahmed Benaïssa, Chafia Boudraâ, Bahia Rachedi' Pour les étrangers, il y a Johnny Deep, Antonio Banderas. Pour les acteurs arabes, j'adore le jeu de Adel Imam, Ahmed Zaki'
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fayçal Métaoui
Source : www.elwatan.com