Tlemcen - Revue de Presse

Cheïkh Abdelkrim Dali



Le rossignol du haouzi, le passeur du terroir 5ème partie Vint la guerre de libération et les occasions devinrent rares. La fameuse anecdote de Cheïkh Larbi Bensari qui fut contraint de «ranger son rebab avec les oignons» illustre bien cette période de vaches maigres. «En raison des attentats de l’OAS, il se réfugia un certain temps, en 1961, chez les Yadi, des parents, dans le faubourg EPS d’El Qalaâ inférieure…», nous apprendra leur voisin Réda Brixi (muséologue).Dès l’indépendance, il se lança dans la composition des chants patriotiques et continua son action tous azimuts. Il est membre de l’orchestre de la RTA en tant qu’artiste interprète représentant l’école tlemcénienne en Algérie et à l’étranger. «Il a tenu à participer aux festivités du 5 Juillet 1962 dans sa ville natale en animant un concert au niveau de la prestigieuse allée des pins (bordant le grand bassin) jonchée de chaises, le boulevard était condamné à la circulation pour les besoins du spectacle», se remémora Omar Dib. «Moi personnellement, ce que je garde de lui, c’était un homme très élégant, d’une part et d’autre part, c’était un homme cultivé, ce qui était assez rare dans le milieu musical de l’époque. De plus, c’était un travailleur médiateur qui n’a jamais perdu son temps. De plus, ce qui est formidable, c’est que dans mon imagination, et ce que je garde de lui de façon très forte, c’est que c’est l’un des maillons de la chaîne de transmission de la musique andalouse. Il aimait beaucoup cet art et il s’est dépensé corps et âme. D’ailleurs, il n’a fait absolument aucun métier, c’était un musicien qui était totalement dévoué à son art, et qui a fait pour la musique d’abord, pour la musique andalouse d’une façon générale, et pour l’art, et le particularisme de Tlemcen. Il a fait beaucoup en ce sens qu’il a hérité d’abord des grands maîtres, notamment Cheïkh Omar Bekhchi qui était son parent et Cheïkha Tetma qui l’élève de Cheïkh Mohamed Dib, puisque depuis son jeune âge, c’est lui qui l’avait pris en main…», nous fera savoir cet historien. En août 1964, il participa au festival de musique classique à Tunis en présentant le rebab comme symbole de l’école tlemcénienne. En 1965, il est professeur au conservatoire municipal d’Alger où il assure une chaire d’enseignement vocal et instrumental. En 1971, il intégra l’institut national de musique en qualité de professeur pour donner des cours aux choristes de la RTA, avant d’être, une année après, nommé en 1972, en qualité de conseiller pour participer à l’élaboration de l’anthologie de la musique andalouse, tous styles confondus, éditée par la SNED au début de l’année 1980. Allal Bekkaï
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