
Un fait grave s'est produit hier avec un joueur de l'A Boussaâda (ABS), sociétaire du championnat de la Ligue 2, en l'occurrence Rabah Yassa, qui a vécu la pire journée de sa vie. En effet, ce joueur, qui évoluait la saison dernière au NARB Réghaïa, a signé cet été à l'ABS un contrat de deux années. Le président Azouz l'a appelé hier pour lui faire savoir qu'il va résilier son contrat et qu'il doit venir au siège du club pour signer et remettre le chèque qu'il a reçu au moment de la signature du contrat. Sachant qu'hier, c'était le dernier jour du mercato, Yassa savait pertinemment qu'il n'allait pas trouver un club preneur en un laps de temps aussi court et qu'il risquait tout simplement de passer une année blanche.Alors, il a refusé de signer la résiliation du contrat. Le président Azouz, qui a constaté que son joueur ne voulait pas abdiquer, a essayé de l'intimider. Il aurait envoyé quelques "voyous" qui ont encerclé la maison où il était hébergé avec quelques joueurs qui habitent loin de Boussaâda. Ces "baltaguiya" ont commencé à l'insulter et l'ont menacé avec des armes blanches. Le joueur, terrifié, a voulu s'enfuire, mais c'était impossible pour lui. Il a pu, néanmoins, s'enfermer dans les sanitaires et appeler son avocat, maître Lotif Amia.Ce dernier, spécialisé dans les litiges sportifs, est intervenu à temps en alertant la police qui a pu sauver le joueur Yassa des mains de ces énergumènes. Ce dernier qui était menacé et séquestré par les hommes du président de l'ABS, Azouz, a été escorté jusqu'à la sortie de la ville de Boussaâda où il a pris la route en direction de sa maison familiale à Tizi Ouzou. "Ce qui est arrivé à mon client est grave. On a exigé de lui de signer la résiliation de son contrat alors que c'était le dernier jour du mercato. C'est de la folie, le joueur va se retrouver ainsi sans club, et tout son avenir sera remis en cause. Le joueur a été menacé et séquestré par des personnes envoyées par le président Azouz sur le lieu d'hébergement de mon client à Boussaâda pour qu'il abdique. Si Rabah ne m'avait pas appelé à temps et si je n'avais pas signalé ce fait au procureur de la République de Boussaâda qui a donné l'ordre à la police d'intervenir, le pire serait arrivé au joueur. L'essentiel est que mon client est sain et sauf. Croyez-moi, je ne vais pas laisser le président Azouz tranquille. Je vais tout faire pour que le joueur réintègre l'équipe de l'ABS. D'ailleurs, j'ai déposé une plainte contre le président de Boussaâda", a fait savoir maître Amia dans une déclaration Liberté.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Sofiane Mehenni
Source : www.liberte-algerie.com