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L'Ansej de Tizi Ouzou traque les jeunes promoteurs



L'Ansej de Tizi Ouzou traque les jeunes promoteurs
Les jeunes prévoient de saisir directement le président de la République.«Au lieu de nous soutenir pour obtenir des facilités nous permettant de relancer nos projets, l'Ansej lâche ses huissiers à nos trousses comme de vulgaires bandits foulant au pied les assurances du Premier ministre.»Des deux choses l'une: soit le gouvernement est au courant, soit ce sont les responsables locaux de l'Ansej qui travaillent, faisant fi des orientations du Premier ministre. En tout cas sur le terrain, les messages rassurants du Premier ministre et autres ministres sont foulés aux pieds. Avocats, huissiers, experts en tous genres et juges sont tous aux trousses des jeunes promoteurs en difficulté.Hier, le collectif d'aide aux jeunes en question, le Came a tenu un rassemblement devant le siège local de la BNA afin de soutenir cinq de leurs camarades dont les décisions de saisie du matériel ont été entérinées par le juge. Pourtant, affirment beaucoup de jeunes rencontrés sur place, l'Ansej a signé conjointement avec nous lors de la signature de la convention avec la banque. Mais aujourd'hui, l'Ansej, elle-même, nous traque via ses huissiers et ses avocats.Hier matin donc, des centaines de jeunes étaient sur les lieux portant des pancartes décriant cette traque sans pitié de la part des huissiers. «Au lieu de nous soutenir pour obtenir des facilités nous permettant de relancer nos projets, l'Ansej lâche ses huissiers à nos trousses comme de vulgaires bandits», s'insurge un jeune qui montre des convocations et des menaces de poursuites judiciaires adressées par l'Ansej de Tizi Ouzou.Des témoignages rocambolesques ont été fournis hier par de jeunes promoteurs désabusés. «Parfois, je me demande comment un petit responsable de l'Ansej peut narguer à ce point un Premier ministre. Comment un ministre accepte que sa parole soit foulée aux pieds par un petit conseiller juridique de l'Ansej qui, au lieu d'accompagner les jeunes promoteurs en difficulté, travaille de concert avec les huissiers pour les traquer», se demande une jeune promotrice poursuivie en justice par l'Ansej, la banque, la direction du commerce et la direction des impôts. «Tout le monde me traque, la banque, l'Ansej, la direction du commerce et celle des impôts. On dirait que je suis une chef de la maffia sicilienne», raconte une promotrice présente au rassemblement, hier. Aujourd'hui, au-delà de ces sit-in ou autres marches, il convient de clarifier les choses afin que l'avenir ne soit pas noir. Le dossier est très important pour qu'il soit laissé entre les mains de petits responsables locaux qui font fi de toutes les assurances du Premier ministre. Les jeunes qui prévoient de saisir directement le président de la République sont lassés de voir le gouvernement décider et les petits responsables au niveau local agir autrement, voire contrairement aux orientations gouvernementales. Pour ces jeunes promoteurs, soit le gouvernement agit pour arrêter cette traque, soit il est au courant et il consent, et que c'est la méthode sournoise qu'il a choisie.
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