Cherté - Une semaine après le début du ramadan, les prix des produits alimentaires n'ont pas connu de baisse au niveau de la wilaya.
Il faut dire que la hausse vertigineuse des produits alimentaires de première nécessité à l'approche du mois sacré est devenue une coutume. Le citoyen qui s'attend à une légère baisse une fois la première semaine écoulée, a vu les prix se stabiliser à leurs pics. Et malgré les plaintes sans cesse renouvelées des chefs de famille, les marchés restent envahis quotidiennement par les citoyens qui se démènent afin de remplir leurs couffins.
Cependant, il existe des marchés là où il y a encore un semblant de «rahma» et les chefs de famille s'y rendent malgré leur éloignement. Tel est le cas du marché de détail de fruits et légumes de Draâ Ben Khedda où les prix pratiqués sont sensiblement plus bas.
Lors de notre déplacement hier, en milieu de journée, les prix affichés par les dizaines de commerçants qui y exercent étaient en somme abordables comparativement à Tizi Ouzou ville. Ainsi, la tomate est cédée à 35 DA, la pomme de terre à 40 DA, le poivron entre 50 et 70 DA, selon la qualité, la carotte à 50 DA, la salade verte à 70 DA, la courgette à 60 DA, le concombre à 50 DA, le céleri à 150 DA.. .
Côté fruits, la pastèque est à 35 DA, la pomme de production locale est affichée à 40 DA le kilogramme.
En raison des prix pratiqués, ce marché enregistre un rush quotidien des citoyens venant des quatre coins de la wilaya de Tizi Ouzou et même de la wilaya de Boumerdès pour s'y approvisionner en fruits et légumes.
Pour le moment le marché est ce qu'il est, et les citoyens n'ont guère d'autres choix que de patienter...
Les citoyens rencontrés au marché des fruits et légumes de la ville de Tizi Ouzou n'ont pas caché leur appréhension. S'ils jettent l'anathème sur les commerçants sans scrupules qui profitent de cette aubaine pour se remplir les poches, ces derniers dégagent leur responsabilité et disent n'avoir pris que leur marge de bénéfice vu que les prix pratiqués au niveau du marché de gros sont très élevés. «Ce n'est pas ma faute, je ne prends que 10 dinars sur le kilo, ce sont les prix pratiqués au niveau du marché de Tadmaït qui ont pris des ailes !», se défend un commerçant du marché couvert du centre-ville.
La situation n'est guère différente au niveau des villages où les citoyens sont parfois obligés d'aller dans les grandes villes pour s'approvisionner. Notons que le prix de la pomme de terre qui était de 25 DA le kilo a grimpé à 45 - 50 DA ces deux derniers jours. Son prix a donc doublé à l'occasion du ramadan.
La carotte était affichée à 80 DA, la courgette à 130 DA, l'oignon à 55 DA, le piment à 100 DA, la laitue à 75 DA et la tomate frisait les 80 DA, de quoi avoir le tournis.
Le prix de quelques légumes a connu une hausse de plus de 100 % et cela bien que nous soyons en pleine saison chaude, censée faire baisser les prix des produits surtout certains légumes et fruits rapidement périssables.
Ouadhias
Enlevé et libéré contre une rançon
La série noire des kidnappings continue à Tizi Ouzou qui enregistre ainsi sa 70e victime depuis l'apparition de ce phénomène en 2005. En effet, un jeune commerçant S. M. âgé de 37 ans originaire du village Aït Abdelmoumène dans la commune de Tizi-N'tléta, aux Ouadhias, à 40 km au sud de la wilaya de Tizi Ouzou, a été enlevé dans la nuit de mardi au lieu dit Aït-El-Hadj-Ali alors qu'il roulait à bord de son véhicule. L'otage a été libéré dans la journée d'hier par ses ravisseurs après avoir payé une rançon de 165 millions de centimes, paiement qu'il a reconnu lui-même lors de sa déposition devant la sûreté de daïra de Ouadhias. Selon des sources sécuritaires, l'otage a informé que ses ravisseurs avaient exigé une somme de 300 millions de centimes contre sa libération. On rappellera que le phénomène des faux barrages vient de refaire surface du côté sud de la wilaya depuis ces derniers jours. Nous avons appris en effet qu'un faux barrage a été dressé aux premières heures de lundi dernier sur la route reliant Boghni à Draâ El-Mizan. Plusieurs commerçants ont été rackettés. On parle de la somme d'au moins 400 millions de centimes délestés aux victimes qui sont tombées dans ce faux barrage.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Dalila Imgal
Source : www.infosoir.com