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Tizi Ouzou : deux ans apr's le glissement de terrainIllilten toujours dans l'angoisse



Tizi Ouzou : deux ans apr's le glissement de terrainIllilten toujours dans l'angoisse
Rappel - Au lendemain de la catastrophe, des équipes de géologues, de géophysiciens et d'hydrogéologues avaient été dépêchées sur les lieux pour étudier ce phénomène inédit dans la région. Mais qu'a-t-on vraiment fait pour les populations locales 'Tout a débuté dans la nuit du 5 au 6 mai 2012. Alors que les habitants de la commune d'Illilten, à 70 km au sud-est de Tizi Ouzou, située au flanc du célèbre mont d'Azrou n'Thour, sortaient à peine d'une hibernation imposée par un rude hiver sur les hauteurs du Djurdjura, un gigantesque écoulement de boue, venant de la montagne, a chamboulé leur quotidien.
Des villages entiers ainsi que le chef-lieu de la commune, sis en contrebas, avaient failli être ensevelis sous le poids d'une montagne qui «se démantelait» progressivement. Affolées, apeurées par l'ampleur d'un phénomène «jamais vu» auparavant, des dizaines de familles avaient été alors évacuées par mesure préventive. Les dégâts étaient énormes.
Ce glissement de terrain phénoménal a dévasté plusieurs terres agricoles et endommagé des arbres fruitiers.
Le pont reliant la commune à Béjaïa était hors service des journées durant. Près de deux ans après, retour sur les lieux du sinistre. «Rien. Absolument rien. Que des promesses sans lendemains», regrette d'emblée le président de l'assemblée communale d'Illilten qui nous a reçus dans son bureau.
«Un peu plus de deux ans après, nous reconnaissons qu'il y a eu des efforts de la part des pouvoirs publics afin de prendre en charge les doléances des habitants de la commune, particulièrement ceux des villages directement exposés aux dangers que représentait ce glissement de terrain, mais nous ne cesserons jamais de répéter qu'il a fallu frapper à toutes les portes et hausser parfois le ton pour être enfin entendus», a affirmé Azzoug Ouramdane.
«N'était la solidarité des villageois de la commune d'Illilten et ceux des autres communes qui nous sont venus en aide, les conséquences auraient été plus désastreuses à l'heure où je vous parle», a-t-il ajouté ému. «Apprenons à ne plus cacher les réalités. Nous regrettons qu'il y ait des engagements non tenus par les pouvoirs publics, sinon comment expliquer ce retard dans l'entame de l'étude géotechnique tant promise au lendemain du sinistre par les plus hautes autorités du pays '», a-t-il fait remarquer. Car le jour du sinistre, il était question, selon le P/APC d'Illilten, de dépêcher sur place une équipe spécialisée afin d'apporter des réponses et de déterminer avec exactitude la véritable source du problème. «Rien de cela n'a été fait malheureusement.
Deux ans après, les choses sont encore au point mort et aucun de tous ces chercheurs (français et algériens), professeurs universitaires ou bureaux d'études algériens, qui ont défilé depuis sur le site du glissement du terrain, n'a pu apporter une quelconque réponse aux questionnements des populations locales, sauf de petits rapports, des mesures préventives à prendre tels que les curages, l'évacuation des maisons ou la protection des berges», a-t-il précisé. Il a rappelé : «Ces mesures, on les connaît et on avait procédé aux évacuations avant même que leurs petits rapports nous parviennent. Aujourd'hui, il est temps de songer à des solutions concrètes. Tout a été fait dans la précipitation», a estimé Azzoug Ouramdane sans amertume.
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