Des candidates et des promesses
De nombreuses femmes sont candidates aux élections locales. Elles sont généralement universitaires et entendent gérer les collectivités en faisant jouer leur compétence teintée de leur sensibilité féminine.De plus en plus nombreuses sur les listes de candidats, les femmes semblent avoir rejeté, difficilement cependant, le carcan des traditions avant d’aller vers une meilleure participation à la vie citoyenne. Certes, la femme algérienne n’a rien à prouver. Elle a fait ses premières armes lors de la Guerre de libération nationale quand elle a été combattante, soignante, agent de liaison, etc. Certes également, au lendemain de l’Indépendance, elles étaient plusieurs à entrer aussi bien à l’APN que dans les rangs de la haute administration. Cependant, les femmes ayant assuré la gestion des collectivités locales se comptaient sur les doigts d’une seule main.
Avec une scolarisation des plus importantes et des études supérieures, les femmes entrent désormais de plain-pied dans la vie sociale. En effet, nombreuses sont celles qui sont ingénieurs, techniciennes, architectes, enseignantes, médecins, journalistes, ou encore dans le circuit économique, brassant les affaires. Il n’est pas dit qu’une femme médecin ne soit pas en mesure de gérer efficacement une commune ; bien au contraire, elle ajouterait sa sensibilité féminine à ses capacités d’universitaire, et cela donnerait en principe un gestionnaire en mesure de faire face aux problèmes de la cité. Néanmoins, même si les partis ont «coloré» leurs listes en y incluant l’élément féminin, pratiquement aucun d’entre eux n’a confié la tête de liste à une femme, Serait-ce le machisme qui a présidé à la confection des listes ?
Ou alors est-ce réellement, comme l’explique un responsable de parti, le fait que, «vu sa position de mère de famille, la femme ne participe généralement pas aux activités du parti, et de ce fait s’est retrouvée en quatrième position sur les listes, dans le meilleur des cas». N’oublions pas, pour autant, qu’un parti, le PT en l’occurrence a à sa tête une femme.
Il est vrai que Mme Louiza Hanoune est une ancienne militante du parti du temps de l’OST (ancien nom du PT) au sein duquel elle bataillait ferme dans la clandestinité. Pour revenir aux élections de ce 29 novembre, les partis les plus en vue en Kabylie ont aligné plusieurs candidates, qui affirment «ne pas être de la décoration» et qui en veulent. Ainsi, le FLN a présenté 39 candidates pour les APC et 4 pour l’APW ; le RND 27 pour les APC et 2 pour l’APW ; le RCD 8 pour les APC et 4 pour l’APW, alors que le FFS s’est contenté de 7 candidates pour les APC et d’une seule pour l’APW.
Il reste maintenant aux électeurs de se prononcer et de choisir entre les compétences. Le machisme sera-t-il de la partie ?
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com