4 blessés et d’importants dégâts matériels
Maatkas, chef-lieu de commune et de daïra sis à une vingtaine de kilomètres au sud de Tizi-Ouzou, a été fortement secoué, avant-hier, vers 20h30, par l’explosion d’une voiture piégée. La déflagration a été entendue de très loin, notamment à Larbaâ Nath Irathen, Draâ Ben Khedda, Beni Douala et Tizi-Ouzou. Sur place, c’est un véritable champ de bataille. La rue principale (chemin de wilaya n°147) qui traverse la ville et constitue, en fait, son unique boulevard longitudinal, était jonchée de pièces métalliques tordues provenant du véhicule piégé dont le moteur gisait à environ 20 mètres de là. Selon des connaisseurs, il s’agirait d’une Renault 21.Au siège de la BMPJ, (l’ex-gendarmerie), qui était manifestement visé, des pans de murs entiers ont été réduits en poussière et les portes et fenêtres littéralement arrachées. Les immeubles voisins ont eu leurs volets arrachés par le souffle de la déflagration. Les boutiques et les bureaux environnants ont eux aussi subi d’énormes dégâts ; c’est le cas du bureau de l’ADE ou encore du service des Impôts. Plusieurs commerces ont eu leurs rideaux déchiquetés et leurs vitrines réduites en miettes. Le commerce multiple installé dans les environs a également souffert. Devant ces dégâts impressionnants, on se demande comment une telle explosion n’a fait que quatre blessés, dont un grièvement atteint. Un enfant habitant l’un des deux immeubles faisant face au lieu visé par l’attentat a été également légèrement atteint, selon nos sources. Aux dires des citoyens rencontrés sur place, les terroristes se seraient divisés en trois groupes. Le premier s’est posté à l’entrée nord menant vers Souk El Khemis, le deuxième à la sortie sud, alors que le troisième, circulant à bord d’un fourgon, se serait dirigé vers le poste de police. Les terroristes ont alors stationné le véhicule bourré d’explosifs devant l’ex-brigade de gendarmerie, avant de s’enfuir. Après l’explosion qui, semble-t-il, était commandée à distance, les terroristes des trois groupes se sont retirés, prenant la direction de Tizi-Ouzou. Dans leur fuite, ils ont continué à tirer des salves en l’air, sans doute pour effrayer les gens. Alertées par la déflagration et les tirs, les forces de l’ordre ont rapidement rejoint le lieu de l’attentat et déclenché une opération de recherches qui a duré toute la nuit et une partie de la matinée. Maâtkas n’a presque jamais connu d’actes terroristes, mis à part la tentative d’assassinat d’un policier durant le Ramadhan de l’année dernière. C’est plutôt la commune voisine, Souk El T’nine, appartenant à la même daïra de Maatkas, qui a été ciblée par plusieurs actions de violence. Aussi, les habitants de Maatkas et ses environs sont, depuis avant-hier, sous le choc et dans la crainte que de nouveaux attentats ne viennent endeuiller leur région.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com