La rentrée sociale risque d’être chaude
La rentrée sociale, qui précèdera de quelques jours le mois sacré de Ramadan, s’annonce d’ores et déjà chaude.
Entre la pénurie de lait en sachet, le prix exorbitant de la pomme de terre, la hausse des prix de l’ensemble des produits alimentaires de première nécessité, à leur tête la semoule, le smicard qui perçoit ses 10.000 DA mensuellement se demande de quelle manière il pourra se débrouiller durant le prochain Ramadan. Et il n’y a pas que cette catégorie de citoyens qui va éprouver les pires difficultés pour subvenir aux besoins familiaux, mais également l’ensemble des salariés qui ont rendez-vous, au mois de septembre, avec la rentrée scolaire et ses fortes dépenses pour les cartables, les cahiers et les manuels, sans oublier les effets vestimentaires et autres frais dont l’assurance scolaire. Même si le ministre du Commerce et celui de l’Agriculture, ainsi que d’autres responsables, affirment tous azimuts que les prix se stabiliseront, une virée au marché de n’importe quelle wilaya confirmera le contraire. Les spéculateurs, qui sont avant tout des citoyens lambda, sont eux aussi également soumis au diktat de leurs comparses. Le tout étant de se faire un maximum d’argent en toute facilité, et vite de préférence. Ainsi, l’assurance du ministre, qui confirme qu’il n’y aura pas d’augmentation du prix du lait n’est pas vraiment fiable. Comment effectivement expliquer qu’une boîte de lait en poudre de 500 grammes soit cédée aujourd’hui à 200 dinars, voire plus, pour une qualité somme tout assez médiocre? Le lait en poudre de qualité a franchi, quant à lui, la barre des 250 DA les 500 grammes. Paradoxe des paradoxes, le lait en sachet demeure introuvable. Et, de l’avis des consommateurs, lorsqu’il est présent sur les étals, la qualité n’y est pas. «C’est de la flotte», crient des citoyens, écœurés par cette arnaque. Plus grave encore, les produits laitiers, censés être fabriqués à base de lait, tels les fromages, les yaourts et les crèmes glacées, n’ont pas disparu de la circulation; ils sont omniprésents au niveau des commerces mais à des prix franchement excessifs. Ceci dit, on ne peut s’empêcher de se poser la question suivante: Comment se fait-il que le lait existe pour la production de produits laitiers et qu’il ne soit pas disponible, en brut, pour le consommateur? Une question qui trouvera sûrement sa réponse lors de cette rentrée, avant que le lait, qui est sur le feu, ne déborde du chaudron populaire.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com