La lutte antiterroriste s’intensifie
La situation sécuritaire semble en nette amélioration ces jours derniers en Kabylie, à suivre les affirmations de sources très au fait de la scène sécuritaire régionale.
Les forces de l’ordre continuent de ratisser les massifs forestiers d’Amjoudh et du Guergour où les riverains ont entendu plusieurs explosions; selon des sources, ce serait l’ANP qui procéderait au désamorçage des engins explosifs semés par les terroristes autour de leurs antres afin de ralentir la progression des forces de l’ordre. Le ratissage se déroule ainsi normalement et les forces de sécurité progressent de plus en plus vers le centre des massifs, des endroits qui renferment des caches et des galeries laissées par les forces de l’ALN depuis l’épopée libératrice. Les forces de l’ordre n’ont publié, jusqu’à présent, aucun bilan mais, selon les observations des riverains des lieux et aussi des habitants des villages et hameaux isolés, les passages de groupuscules observés dans le passé, en lisière des villages, ont cessé. Il semble effectivement que les terroristes aient fui hors de Kabylie, tentant de trouver refuge ailleurs. Cela est soutenu par des observateurs qui ont fait état, récemment, d’un important groupe essayant de rallier les monts de Jijel et de Collo. Ces éléments armés, localisés par l’ANP, auraient été, pour une large part, déjà anéantis selon des informations rapportées par la presse. Ceux qui seraient encore dans les massifs d’Amjoudh et du Guergour seraient toujours, dit-on, encerclés. La population qui a repris espoir en voyant les forces sécuritaires se déployer dans ces massifs, espère que le cauchemar est enfin derrière elle.
Par ailleurs, les jeunes gens enlevés récemment, l’un à Berkoukas, dans la commune de Maatkas, au sud du chef-lieu de wilaya, et le second à Draa El Mizan, à l’est de Tizi-Ouzou, n’ont encore donné aucun signe de vie, mais pour autant on ne perd pas espoir de les retrouver vivants. D’aucuns assurent que les kidnappeurs ne sont en fait intéressés que par l’argent. Concernant le rapt de Berkoukas, un citoyen du village apporte un plus d’information en affirmant que, ce jour-là, les ravisseurs avaient trouvé le jeune M.Youcef en train de prendre l’air avec un ami sur le seuil de la maison familiale, en présence de son père et de son frère. Une fois s’étant assuré de l’identité du jeune émigré, ils se sont adressés au père pour lui intimer de payer six cents millions de centimes s’il veut revoir son fils vivant. Depuis, plus aucune nouvelle ni des ravisseurs ni du jeune kidnappé, ce qui fait craindre pour sa vie. La même atmosphère entoure également l’affaire du jeune enlevé de Draa El Mizan.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com