Tizi-Ouzou - A la une

Tension autour du logement



Tension autour du logement
Des enseignants et des travailleurs ATS de l'université Mouloud Mammeri, souscripteurs au programme de logements LSP implantés à Tamda, à 14 kilomètres à l'est de Tizi Ouzou, reviennent à la charge pour s'élever contre les retards enregistrés dans la réalisation de ce projet.Ainsi, après des sit-in observés devant le siège du rectorat de l'Ummto, au campus de Hasnaoua, les protestataires ont procédé, dimanche, à la fermeture de la voie publique sur l'axe routier entre l'université et le stade du 1er Novembre. «Les travaux des logements LSP dont nous sommes bénéficiaires à Tamda ont accumulé un grand retard. Ils n'ont pas été achevés depuis 13 ans. Nous exigeons la livraison de ces logements dans les meilleurs délais. Depuis l'année 2004, les nombreux souscripteurs au projet attendent avec impatience sa concrétisation en vue de bénéficier d'un toit qui est le minimum vital pour une vie décente», ont martelé les contestataires, qui menacent de durcir le ton et d'entreprendre d'autres actions si rien n'est fait pour prendre en charge leur revendication.Samy Ould Ouali, coordinateur du CNES de l'université de Tizi Ouzou, déclare: «Des actions de protestation sont inévitables pour pouvoir faire entendre la douleur et le calvaire du travailleur, fonctionnaire et enseignant, qui s'enfonce de plus en plus dans l'abîme de la précarité. Il l'était déjà au moment de l'embellie financière de notre pays, où d'autres se sont bien servis et ont bien profité.» Il a annoncé pour les prochains jours, une marche des enseignants pour exprimer leurs doléances «concernant le logement dont une volonté occulte de les en priver est plus que manifeste». Selon Ould Ouali, cette action, entérinée lors de l'assemblée générale du CNES, tenue lundi dernier, sera aussi l'occasion de «rappeler aux autorités les attentes de la communauté universitaire en matière de réhabilitation de tous les sites de l'Ummto, qui souffrent d'une dégradation due à l'usure, mais aussi aux malfaçons initiales.Des engagements ont été pris par la wilaya, il s'agira donc de les rappeler au souvenir», a-t-il précisé. Pour le coordinateur du Cnesto, «il y a un lourd passif et il n'est pas reluisant malheureusement, un cumul de trop de tares sur le double plan gestion et fonctionnement de la logistique, du pédagogique et de la recherche. La situation de l'enseignant, de l'étudiant et de l'ATS n'est pas du tout enviable. Nous évoluons tous dans des conditions socio-professionnelles des plus pénibles. La différence, cependant depuis l'arrivée de l'actuel recteur, c'est que nous ressentons et nous constatons qu'il accorde une excellente écoute à toute la communauté universitaire et exprime une volonté effective de faire évoluer cette situation vers le meilleur et fait appel avec insistance et persévérance au concours de tout un chacun, à l'intérieur comme à l'extérieur del'université d'ailleurs».Les travailleurs de l'université signalent les retards «injustifiés et injustifiables», accusés dans la réalisation des programmes de logements et de l'infrastructure socio-pédagogique et de recherche. Le syndicat dénonce également la qualité médiocre, «voire les malfaçons dans l'exécution des projets, à l'instar du programme des 17 000 places pédagogiques, du programme de logements LSP sis à Tamda».Le programme national de logements pour enseignants, dit «présidentiel» qui n'a pas été lancé depuis 2006, ainsi que le prêt au logement du ministère de l'Habitat au ministère de l'Enseignement supérieur au profit des enseignants de l'Ummto qui devaient être livrés en 2015, empoisonne la situation des travailleurs de l'université.
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