Tizi-Ouzou - A la une

Aïn El Hammam



Aïn El Hammam
Un état des lieux de l'EPH (Etablissement public hospitalier) de Aïn El Hammam, à cinquante kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, a été dressé, vendredi dernier, par les comités de village qui se sont réunis à la bibliothèque communale de la ville.Le constat est tout simplement déplorable. Intervenant lors de cette réunion, un infirmier a déploré que «l'hôpital au passé glorieux durant la Guerre de libération et aux premières années de l'indépendance, est en train de devenir un simple dispensaire». Les prestations de service sont décriées par les comités de village, dont les membres narrent chacune de leurs «mésaventures» en se rendant à cet hôpital pour des soins. «Les ambulances manquent d'équipements d'urgence, et le pavillon des urgences, outre son exiguïté, ne répond nullement à un service où le malade doit être pris en charge immédiatement après son admission. L'affectation de personnel médical en nombre suffisant est attendue. Deux médecins doivent être en poste sans discontinuer, de jour comme de nuit», note un villageois. Les participants à cette réunion ont également réclamé l'affectation de gynécologues pour en finir, comme le signale l'un d'eux «avec les accouchements dans des voitures particulières qui emmènent les parturientes vers Tizi Ouzou sur une distance de cinquante kilomètres».Une liste des défaillances constatées sera transmise dans les jours à venir au directeur de l'hôpital et au ministre de la Santé. «Nous nous battrons jusqu'à ce que notre hôpital reprenne la place qui doit être la sienne», indique un jeune membre du comité de village. La mort d'un septuagénaire, il y a quelques jours, a été à l'origine de la grogne de la population, qui s'est mise soudainement à décrier la structure hospitalière qui ne dispose pas d'ambulance médicalisée. Blessé lors d'une chute, le vieil homme, dans un état comateux n'a pu être évacué vers le CHU qu'avec l'intervention de la Protection civile, qui a mis une ambulance au service de la famille de l'accidenté, mais qui a rendu l'âme une heure plus tard à Tizi Ouzou.
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