
Après trois années d'exercice, quel constat et quel bilan faites-vous 'Ce n'est pas facile d'être maire de nos jours. Nos prérogatives sont sévèrement réduites. Nous nous sentons démunis devant la population et devant l'administration qui nous bloque. Au départ, nous avons cru pouvoir servir la population et l'aider à améliorer son cadre de vie, mais au fil des années, nous nous sommes aperçus que c'est une gageure. Les élus doivent bénéficier de plus de considération. Le chef de daïra, le wali et son exécutif, les forces de sécurité et la justice doivent être à leurs côtés.C'est de cette manière que nous pourrons être efficaces et participer à régler les problèmes des citoyens. Mais cela ne se fera pas tant que l'Etat ne réhabilite pas les élus du peuple. Bien au contraire, c'est le discrédit qui est jeté sur eux. Les élus sont réduits à gérer les PCD et la collecte des ordures ménagères avec des moyens souvent insuffisants. C'est pour vous dire que je ne suis pas satisfait du bilan réalisé et que le constat à travers ma commune demeure peu reluisant.Des projets importants ont été inscrits pour la commune, mais leur concrétisation est repoussée. Pour quelles raisons 'Les projets entrant dans le cadre des PCD avancent à un rythme proche de l'acceptable, même si les procédures administratives, les contraintes du contrôle financier, les opposions et la défaillance des entreprises constituent des obstacles. Notre seule satisfaction est le lancement du projet de l'hôpital qui avance à un rythme normal. J'aimerais signaler un point concernant le secteur de la santé : il s'agit de la polyclinique où l'état des lieux commence à se dégrader à cause du conflit qui oppose la direction aux syndicalistes. Le responsable du secteur de la santé est appelé à mettre de l'ordre dans la structure, car la population des Ouadhias est en effervescence.Pour ce qui est du projet de l'ovoïde inscrit depuis 2007, c'est le blocage. L'Office national de l'assainissement (ONA) prétend que le marché a été déclaré infructueux à plusieurs reprises. Celui des 120 locaux commerciaux a été annulé. Le projet du marché de proximité a été abandonné par l'entreprise et la direction du commerce de Tizi Ouzou, qui est le maître de l'ouvrage.Le projet de raccordement en gaz naturel des 9 villages des Ouadhias est bloqué par des oppositions. Nous demandons au wali d'user de ses prérogatives pour les lever. Le projet de piscine semi-olympique est en souffrance. Les travaux n'ont atteint que 10% de réalisation en une année. Au chef-lieu, c'est toujours l'anarchie. Les rues sont dégradées et les fuites sur le réseau d'AEP sont innombrables... C'est la réalité. Nous avons pourtant mis en place un plan de circulation concerté avec les services concernés. Nous avons même placé des panneaux de signalisation et des ralentisseurs, mais est-ce du ressort du maire ou de l'APC de veiller au respect du plan de circulation ' Assurément non. Que chacun fasse son travail !Concernant l'état dégradé du réseau routier, c'est encore une réalité. Nous avons revêtu l'axe de la RN30 traversant le chef-lieu et bitumé le CW100 ainsi que autres chemins communaux. Mais les récurrentes et nombreuses fuites sur le réseau de l'AEP viennent toujours à bout de nos efforts. Les services de l'ADE que nous interpellons à chaque fois pour réparer les fuites nous répondent qu'ils n'ont pas les moyens. L'ADE se contente juste de récolter l'argent et n'investit pas dans l'entretien de son réseau.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hocine Aït Iddir
Source : www.elwatan.com