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MOHAMMED SAID (PRESIDENT DU PLJ) A TROUVE LA PANACEE «La solution ' Une période de transition de dix ans»



«Se faire connaître». Là s'arrête, pour le moment du moins, l'ambition du Parti pour la liberté et la justice (PLJ) dont le premier responsable était, hier, l'invité du forum hebdomadaire de Radio Tizi-Ouzou.
Mohamed Saïd n'a pas voulu se faire plus original que Louisa Hanoune ou Amara Benyounès, qui l'ont précédé à la tribune de Radio Tizi-Ouzou, pour se lancer dans la promotion des législatives du 10 mai prochain. Ceci, avec la notable différence que le président du PLJ, lui, ne semble pas nourrir des ambitions du genre de celles qu'affiche généralement tout parti qui s'investit dans des élections. En fait, tout au long des deux heures lors desquelles il a fait face aux journalistes, Mohamed Saïd a donné cette nette impression d'avoir déjà mesuré le poids du PLJ sur l'échiquier politique, lui qui se réclame du bord de…«l'opposition constructive (')». Une mouvance qui l'agrée au contraire de «l'alliance verte» qu'il rejette tout simplement parce qu'elle prône la division. «Je ne marche pas contre ce qui divise (…) Je suis contre les alliances de partis contre d'autres partis », a-t-il expliqué avant de se laisser dire : «Cette période préélectorale m'a permis de voir combien le climat politique est pourri.» Et ce n'est pas le bras-de-fer opposant le ministère de l'Intérieur et la Commission nationale de surveillance des élections qui semble être fait pour alléger ce climat dépeint par Mohamed Saïd. «Le ministère ne doit pas rejeter systématiquement tout ce que propose la Commission», estime le leader du PLJ qui appuie son point de vue en assurant que si le pouvoir y met de la volonté, il y a suffisamment de garanties pour des élections transparentes. De l'issue des élections, Mohammed Saïd voit déjà les contours. «Personne n'aura de majorité !» atteste-t-il avant de proposer ce qu'il présente comme la panacée : les prochains élus à l'APN doivent opter pour une démarche consensuelle afin de définir quelle sorte de régime politique convient le mieux pour le pays. A l'en croire, «l'arrivée, soit des islamistes soit des laïcs au pouvoir, entraînera inéluctablement la crise». Alors, que pourrait être la solution ' «Une période de transition sur une dizaine d'années pour permettre aux hommes politiques de se connaître (sic) puis de réfléchir sur le régime politique qui convienne le mieux à l'Algérie.» C'est ainsi que l'on en finira avec l'instabilité constitutionnelle. Parole d'un opposant constructif.
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