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Modeste récolte d'olives à Tizi Ouzou



Modeste récolte d'olives à Tizi Ouzou
Les récoltes des olives dans la wilaya de Tizi Ouzou ont connu, cette année encore, une sérieuse baisse, d'où une forte incidence sur les prix aussi bien de l'olive elle-même que sur l'huile et la main d'œuvre qu'elle nécessite.Les principales causes sont les saisons sèches, comme celles de ces quatre dernières années (2012 à 2015) et les incendies qui ont décimé un nombre important d'oliviers au cours de la décennie 2000. C'est donc pour toutes ces causes, naturelles ou œuvres humaines, que des producteurs, propriétaires de pressoirs traditionnels,dont l'huile est très appréciée par le consommateur du fait que celle-ci conserverait toute sa saveur et son parfum, justifient la flambée du prix à chaque début de saison.C'est du moins l'avis d'un jeune spécialiste, gérant d'un pressoir traditionnel familial au village Tamassit, dans la commune d'Aghribs, Rabah Kessi.Ce dernier avoue : «Cette année, j'ai commencé très tôt l'achat d'olives auprès de mes habituels fournisseurs possédant des oliviers qui produisent un fruit de meilleure qualité car entretenus adéquatement. Un quintal d'olives m'est revenu cette saison entre 11.000 et 12.000 DA, au lieu de 8.000 à 9.000 DA lors des précédentes récoltes.».L'année dernière, explique notre interlocuteur, il a cédé sa production à 650 DA le litre d'huile «normale» et à 800 DA l'extra-vierge (décantée). «Cette année, pour m'en sortir, je vends respectivement à 700 DA et à 1.000 DA les deux qualités, mais je suis convaincu que la quantité sera très faible pour l'extra-vierge, du fait que l'olive n'est pas aussi juteuse, conséquence d'une pluviométrie insuffisante».Nna Ouardouche Mouhaïa, du village Agouni Ghezifene, dira qu'elle broyait jadis elle-même, à la force de ses bras et de ses pieds, presque la totalité de sa récolte, à l'aide de ces broyeurs en pierre (averray), taillés et arrondis par des artisans-maçons spécialistes. Elle se donnait toute la peine en veillant afin d'extraire le maximum de l'huile «vierge», c'est-à-dire décantée directement de la pâte des olives, malaxées et piétinées préalablement avant que celle-ci ne passe à l'eau chaude pour réaliser la séparation du reste de l'huile de sa margine.Cette qualité est généralement conservée pour des besoins en soins, notamment de la toux pour les enfants, ainsi que pour oindre le cuir chevelu, les gerçures de la peau des mains ou des pieds, concernant les jeunes filles particulièrement.


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