
L'état des lieux de l'investissement a été au centre des débats lors de deux rencontres organisées par la wilaya de Tizi Ouzou.Le premier conclave a vu la participation des promoteurs intervenant dans le secteur de l'industrie. Dans son intervention, le wali Brahim Merad a plaidé pour plus de facilités aux investisseurs locaux dans le but de faire aboutir leurs projets et créer de la richesse dans la région.Pour ce faire, il a instruit le directeur local de l'industrie et des mines en vue de programmer des sorties sur le terrain pour une meilleure maîtrise des dossiers et garantir l'accompagnement adéquat des investisseurs.Le wali a affirmé que les problèmes des investisseurs sont aussi ceux de l'administration et que tous les services de l'Etat vont accompagner l'ensemble des investisseurs afin qu'ils concrétisent leurs projets dans les meilleurs délais. Des investisseurs ayant introduit leurs dossiers se sont plaints au wali des difficultés rencontrées, notamment les lenteurs administratives qui freinent la réalisation de leurs projets respectifs. Jeudi dernier, ce fut autour des porteurs de projets dans le secteur du tourisme d'exposer leurs contraintes.Selon le rapport présenté par le directeur du tourisme, un programme de 110 projets est inscrit au niveau de la wilaya, dont 17 sont en cours de réalisation et 93 non encore lancés. Sur ces 93 projets non lancés, 38 ont reçu l'accord de principe du ministère de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat, mais seuls quatre investisseurs ont obtenu un permis de construire. «Ces projets non lancés, dont des résidences touristiques, des hôtels et des relais routiers, permettront de créer plus de 2200 emplois», a-t-il indiqué. Ces réunions par secteur d'activité interviennent après le «constat d'échec accablant» fait par les élus de l'APW sur l'environnement de l'investissement dans la région, devenu, selon eux, non attractif .Dans son rapport, la commission investissement, développement local, équipements et emploi (Cidee) de l'APW a relevé un «retard flagrant» par rapport aux autres régions du pays. «Malgré la crise économique et le discours sur la nécessité d'encourager l'investissement, les zones d'activité créées il y a 20 ans ne sont toujours pas opérationnelles en raison de l'absence de viabilisation et de contrôle. Les porteurs de projets sont dans une interminable attente d'une suite à leurs demandes et les nouvelles zones industrielles n'arrivent toujours pas à voir le jour. L'investissement a connu un retard flagrant dans cette wilaya qui est délaissée et ignorée par les pouvoirs publics.»Outre le manque de viabilisation des zones d'activité, la rareté du foncier industriel et les oppositions à l'implantation de nouvelles zones et la non concrétisation de projets par des opérateurs ayant bénéficié d'assiettes de terrain au niveau de ces zones sont parmi les autres facteurs qui bloquent l'investissement dans la wilaya.Face au manque de foncier, la wilaya a bénéficié en 2011 de l'inscription de 2 parcs industriels, à savoir Souamaâ (327 ha) et le parc intercommunal Tizi Gheniff-Draâ El Mizan (111 ha).Cinq ans après, ces deux zones industrielles sont loin d'être opérationnelles.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahcène Tahraoui
Source : www.elwatan.com