
L'établissement risque d'être fermé durant longtemps et ce seront les patients qui pâtiront de cette situation.Un mouvement de grève paralysera pour une durée inconnue le centre de santé de la daïra de Larbaâ Naït Iraten. Selon les avis des médecins et du personnel la grève, qui a débuté depuis quelques jours, risque de durer pendant les semaines à venir à cause de la multitude des problèmes soulevés.En effet, le personnel médical et paramédical, en plus des ouvriers toutes catégories, réclament depuis plusieurs mois le versement des salaires mais sans aucun écho auprès de l'intéressé.Ces derniers pointent du doigt le contrôleur financier de ne pas répondre à leurs appels pourtant relayés par les responsables de l'établissement sanitaire.Notons par ailleurs que les établissements de santé de proximité de la wilaya de Tizi-Ouzou vivent dans une situation dramatique; malgré la disponibilité des infrastructures, il n'en demeure pas moins que les populations n'ont pas les prestations sanitaires espérées.Dans les établissements en question, les services spécialisés sont tous fermés. Le personnel n'assure que les consultations des généralistes dont de rares, cas de pédiatrie et de gynécologie. Pour le reste, tous les malades sont systématiquement orientés vers les services du Centre hospital-universitare Mohamed Nédir de Tizi-Ouzou.Cette situation pourtant maintes fois décriée par les responsable du CHU dure depuis plusieurs années. Elle provoque des saturations fatales au niveau du bloc des urgences qui reçoit des cas qui pouvaient pourtant être pris en charge dans les structures de santé se trouvant au niveau des daïras.Une situation qui a été exposée au ministre de la Santé lors de sa visite dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Celui-ci avait promis de renforcer les effectifs par l'affectation de spécialistes dans les domaines qui en souffrent le plus. En effet, quelques mois plus tard la wilaya a bénéficié de douze spécialistes essentiellement en radiologie. Mais est-ce suffisant'Ce fait rappelle d'ailleurs que la question de la disponibilité du matériel de haute technologie ne résout pas le problème en l'absence du personnel spécialisé.Beaucoup de malades ont été abusivement réorientés vers des établissements privés à cause de ce manque de personnel malgré la disponibilité du matériel. Le phénomène a tellement pris de l'ampleur que des instructions ont été données au personnel de ne pas orienter un patient vers l'extérieur sans l'aval du premier responsable du CHU.Pour rappel, la colère des citoyens avait atteint le summum lors des fâcheux événements survenus à la clinique obstétrique Tassadit-Sbihi qui a vu plusieurs parturientes décéder à cause de manques injustifiables.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com