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Feux de forêt



Feux de forêt
Des incendies d'origine indéterminée ont ravagé 1019 hectares de chêne-liège, pin d'Alep et 100 oliviers à travers les circonscriptions communales de Bouarfa (Blida), Mechtras (Tizi Ouzou), Aïn Tallout (Tlemcen), Beni Oussine et Ouled Tebben (Sétif), a indiqué ce corps de sécurité dans un communiqué, précisant que les enquêtes ont été ouvertes par les brigades locales de la Gendarmerie nationale.Il semblerait que cette saison a connu moins de départs de feu que l'année dernière à la même période. Les régions du Centre et de l'Ouest auraient été épargnées, selon les échos, des sinistres, malgré une saison caniculaire.Les feux ont ravagé, durant les huit premiers mois de l'année en cours, pas moins de 4137 hectares de forêt et de récoltes, selon L'Econews, qui cite la direction générale de la Protection civile.Sur l'ensemble de cette superficie, 1736 hectares représentent des forêts, 1174 ha des maquis, 1227 ha des broussailles, indique la même source, qui précise que 3239 palmiers et 154 331 bottes de foin ont été ravagés par les feux qui ont touché plusieurs wilayas, Sidi Bel Abbès en tête.On relève que ces incendies sont dus à des causes naturelles, la négligence des citoyens, le manque d'anticipation et le mauvais aménagement des espaces verts, ajoute la même source.L'année dernière, le bilan de la Protection civile, engagée dans les opérations de lutte, était plus lourd. Les sapeurs-pompiers ont eu ainsi à intervenir, pour lutter contre 17 853 incendies enregistrés à l'échelle nationale, détruisant quelque 14 868 hectares de forêt (bilan de ce corps). Ce bilan fait également état de la destruction de 9802 ha de maquis et 17 118 autres ha de broussailles par des incendies.Les flammes ont également généré des dégâts à 8000 hectares de récoltes et détruit 17 014 palmiers ainsi que 181 300 arbres fruitiers à l'échelle nationale. A titre préventif, 22 colonnes mobiles ont été mises sur pied dans le cadre du dispositif de lutte contre les feux de forêt et réparties à travers les wilayas classées à «risque élevé».L'homme sur la selletteUne étude menée par Ouahiba Meddour-Sahar, Rachid Meddour, Vittorio Leone et Arezki Derridj, publiée dans la revue électronique Vertigo (volume 14, n°3, décembre 2014) revient sur l'origine des incendies.Les causes identifiées relèvent de l'action de l'homme, volontaire ou involontaire, excluant les causes naturelles. Les experts ont reconnu, en termes de fréquence dans leurs réponses, le jet de mégots pour plus de 90% d'entre eux, le brûlage des chaumes (82,97%) et les jeux d'enfants (65,30 %).Pour les incendies volontaires (malveillance), les résultats mettent en évidence le brûlage de décharges sauvages (85,49%) et le renouvellement de l'herbe par les pasteurs (65,93%). Pour les incendies accidentels, ils mettent en évidence les débris de verre (79,18%) et les lignes électriques (70,66 %), lit-on dans la présentation.Selon l'étude, consultable sur le Net, l'Algérie est très touchée par les feux de forêt. Durant la période 1985-2010, elle a enregistré un cumul de 42 555 feux, qui ont parcouru une superficie forestière totale de 910 640 ha (soit 22,12 % de la surface forestière totale, avec un tauxde 0,85 % par an).«Ceci correspond à une moyenne annuelle de 1637 feux et 35 025 ha de surface parcourue (?). Les statistiques révèlent une situation assez grave pour un pays menacé par la désertification, mais presque inconnu dans la littérature spécialisée, qui a tendance à limiter la problématique des feux en Méditerranée au ?fire club' (les cinq Etats membres méridionaux de l'Union européenne)», rappellent les chercheurs dans leur introduction.


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